Finalement, c'est bien le serbe qui s'est imposé au bout de quatre sets. Mais durant plus d'une manche, c'est l'Espagnol qui était le meilleur élément sur le court !

 "Je ne me sentais pas très bien en entrant sur le court, il s'est passé des choses à l'échauffement. Il a fallu que je fasse avec ces problèmes physiques en entrant sur le court. C'est allé de mieux en mieux au fil du match, j'ai eu moins mal", a déclaré le N.1 mondial en conférence de presse. "Mais il ne faut rien lui enlever à lui, il a été meilleur pendant un set et demi, il dictait le jeu. Moi, j'étais très neutre, je manquais d'énergie dans les jambes, dans mes mouvements, dans le jeu en général. Il m'a fallu un set et demi pour me sentir bien et bien jouer", reconnaissait Djoko.

"J'ai eu des problèmes au cou et à l'épaule. C'est tout ce que je dirai. Je ne veux pas entrer dans les détails car je suis toujours dans le tournoi. Je vais bien. Comme je l'ai dit, au fur et à mesure que le match avançait, mon corps s'est chauffé et la douleur s'est estompée. Ça m'a permis de jouer de mieux en mieux", a-t-il dit. 

Mais son adversaire a mal vécu son comportement au cours des premières manches. Et d'ailleurs, Carreno-Busta s'attendait à voir son adversaire faire appel au kiné s'il n'était pas bien dans la partie. "Je savais que ça pouvait se passer parce qu’à chaque fois qu’il est en difficulté, il le fait. Et s’il l’a fait, ça voulait dire qu’il était dans le dur, qu’il n’était pas à l’aise et que j’ai réussi à jouer à un haut niveau. C’est pour ça qu’il était dans le doute. Cela fait longtemps qu’il fait ça. À chaque fois que le match se complique pour lui, il demande un temps mort médical. Je ne sais pas s’il a une douleur chronique à l’épaule ou si c’est mental, mais à chaque fois qu’il est dans le dur, ça revient. Je savais que ça arriverait à l’US Open, que ça arriverait ici et que ça continuera.", peste-t-il.