Le joueur belge dégoûté par le dopage dans une interview accordée aux quotidiens du groupe Sud-Presse

BRUXELLES «Ce qui me révolte, c’est que des gars comme (le Britannique) Rusedski et (l’Argentin) Chela osent jouer l’un contre l’autre à Sydney (la semaine dernière, ndlr) sans avoir honte d’être là. (...) Ce sont des tricheurs, ils ont été pris, et ils font encore les kings: c’est choquant», affirme Rochus dans La Nouvelle Gazette.

Le Belge, 93e au classement ATP, dénonce le dopage dans le tennis depuis plus de trois ans. «A l’époque, j’avais pointé le tennis argentin du doigt. Depuis lors Coria, Chela et Puerta, tous trois Argentins, ont été punis. L’ATP m’a fait comprendre qu’on n’avait pas le droit de parler de dopage dans le tennis, mais à l’arrivée, je constate que je n’avais pas tort», poursuit-il.

Invité à s’exprimer en marge de l’affaire Rusedski, joueur récemment contrôlé positif à la nandrolone, un stéroïde anabolisant, Christophe Rochus voudrait «une fois pour toute que celui qui est pris soit sévèrement puni. Le réglement prévoit deux ans de suspension, pas neuf mois comme pour Puerta».