Les deux Belges ont rendez-vous, aujourd’hui, en demi-finale du tournoi sur herbe d’Eastbourne

EASTBOURNE Coucou, les revoilà. Quinze jours à peine après leur demi-finale parisienne disputée sur la terre ocre du central de Roland-Garros, Justine Henin et Kim Clijsters vont à nouveau s’affronter, mais cette fois les pieds dans l’herbe. Changement de couleur donc, changement de surface aussi mais, surtout, changement de favorite.
Moins d’une heure pour deux matches disputés !
La main verte, il est évident que Kim Clijsters, du moins pour l’instant, en possède une meilleure que Justine Henin, alors que c’est évidemment l’inverse quand le sol est rouge. Le gazon, la Limbourgeoise s’y est effectivement toujours sentie comme dans son jardin. Il n’y a donc rien de surprenant à la découvrir tenante du titre dans ce tournoi d’Eastbourne où elle a pour objectif prioritaire de peaufiner ses réglages avant de mettre le cap sur Wimbledon. À en juger par la facilité qui a enrobé, hier, son succès face à Francesca Schiavone, exécutée en 44 minutes alors qu’elle pointe quand même au quatorzième rang mondial, on se dit que Kim Clijsters est très proche de la grande forme. Et son capital physique n’est pas, lui non plus, véritablement entamé puisqu’elle est restée moins d’une heure sur le court pour remporter les deux rencontres qui l’ont hissée en demi-finales ! “Et pourtant, les conditions n’étaient pas évidentes, a confirmé Clijsters. Le plus difficile n’était pas de jouer contre quelqu’un mais de frapper la balle qui changeait constamment de direction à cause du vent. Il fallait vraiment se concen trer là-dessus. J’ai essayé de bien jouer, elle a commis beaucoup d’erreurs. Demain (lisez aujourd’hui), ce sera un autre match. Je suis toujours en cour- se, c’est ce qui compte. “
Du vent, Justine Henin en rencontra elle aussi tout au long de la rencontre, passablement décousue, qui l’a opposée à Elena Likhovtseva. Plus agressive et plus tranchante que la Russe, notre compatriote s’isola très vite à 4-0, galvauda deux balles de 5-0 mais sut négocier avec sérénité un premier très léger passage à vide pour boucler la première manche par 6-2. Une frayeur, essentiellement physique, Justine Henin allait en connaître une dans le deuxième jeu du second set, quand un revers exécuté en extension réveilla une poin-te de douleur aux adducteurs. “Sur le coup, j’ai eu peur. Mais la douleur s’est estompée après trente secondes à pei-ne. Il n’y a donc aucune gravité dans ce mal; la preuve, j’ai décidé de ne pas consulter le médecin.“
Tout au plus s’est-elle, alors, mise à jouer plus court et de manière moins agressive, ce qui explique qu’elle se fit davantage accrocher par sa rivale russe. “Avec ce vent violent, il n’est vraiment pas facile de trouver le bon rythme, concéda encore Henin. Mais globalement je suis satisfaite de mon jeu sur cette surface qui met la musculature plus à l’épreu- ve que la terre battue ou le ciment. C’est pourquoi, en plus de mes entraînements classiques, je m’astreins à des exercices spécifiques pour faire travailler les muscles de mes jambes…”