Kim Clijsters ne se voit pas devenir coach à l’issue de sa carrière

BREE Elle s’entraîne d’arrache-pied dans l’espoir d’achever, l’an prochain, sa carrière en beauté. C’est une ambition mais pas une obsession. Kim Clijsters a levé un coin du voile sur la manière dont elle envisageait sa dernière saison dans un entretien exclusif qu’elle a accordé récemment à la VRT pour son émission Sportweekend dans son club du Boneput, à Bree.

“Je ne concevrai que c’est la fin au moment où ce sera véritablement le cas”, expliqua-t-elle. “Pour une joueuse, vous savez, il n’y a pas vraiment de différence entre se trouver en Australie ou à New York. La manière d’aborder un tournoi demeure identique. Ce n’est qu’à l’issue des Jeux Olympiques que je verrai si je retournerai ou non une dernière fois à l’US Open.”

La championne limbourgeoise sait, en tout cas, ce qu’elle souhaite à tout prix éviter après avoir vécu une année 2011 des plus frustrantes. Contrainte de mettre un terme prématuré à sa saison, cet été, à la suite d’une déchirure aux abdominaux, elle croise les doigts pour ne pas être poussée vers la sortie en raison d’une nouvelle blessure.

“Je veux être maître de mon destin. Bien entendu, si je devais me casser une jambe, je sais que ce serait terminé”, sourit-elle, “mais je ne voudrais pas connaître une situation identique à celle de Justine. Je désire achever ma carrière à ma manière, ce qui ne signifie pas que je dois finir sur une victoire dans un tournoi du Grand Chelem ou partir avec une médaille olympique...”

Les nombreuses blessures dont elle a été victime ces derniers mois n’ont, cela dit, nullement entamé la motivation de Kim Clijsters. La lauréate de l’Australian Open prend toujours autant de plaisir à taper dans une balle et est ravie d’avoir le Waeslandien Stefan Wauters comme nouveau sparring-partner.

“Mon deuxième entraînement avec Stefan et Carl a été le mei- lleur que j’aie jamais eu. J’avais d’excellentes sensations. Je suis ravie lorsqu’elle je frappe un coup splendide, mais il existe tellement de plus belles choses dans la vie. Je n’ai pas besoin de me produire dans un stade devant 15.000 personnes pour être heureuse...”

Kim Clijsters a également confié qu’elle avait déjà songé à sa reconversion. Elle compte ainsi s’investir dans le Boneput, le club de tennis de son enfance, dont elle est devenue co-propriétaire. Elle espère en faire un endroit familial pour tous les âges et pour tous les genres. En revanche, pas question de se lancer dans le coaching.

“Je ne suis pas le genre de personne qui sous prétexte qu’elle a été n°1 mondiale va expliquer aux autres comment jouer au tennis. Je ne vais pas aller dire aux entraîneurs comment ils doivent faire leur boulot ni à une fille de cinq ans comment elle doit frapper un coup droit. En revanche, je serai heureuse de me balader ici et de voir les jeunes taper dans une balle. Et si on me le demande, bien sûr que je donnerai un coup de main...” conclut-elle.

© La Dernière Heure 2011