L'Espagne a pris l'avantage (1-0) face au Canada en finale de la Coupe Davis après la victoire de Roberto Bautista sur Felix Auger-Aliassime 7-6 (7/3), 6-3 dans le premier simple, dimanche à Madrid.

Rafael Nadal va tenter dans la foulée de décrocher le 6e Saladier d'Argent espagnol face à Denis Shapovalov dans le second simple. Les deux hommes sont à une victoire partout dans leurs duels, sans compter le dernier en date qui n'a pas eu lieu en demi-finales du Masters 1000 de Paris où Nadal avait déclaré forfait juste avant le match en raison d'une blessure aux abdominaux.

Les capitaines espagnol Sergi Bruguera et canadien Frank Dancevic ont créé la surprise en titularisant leurs joueurs pour le premier simple. Bautista avait quitté jeudi son équipe pour se rendre au chevet de son père, décédé depuis, tandis qu'Auger-Aliassime, qui se remettait d'une blessure à la cheville gauche, n'avait pas encore joué le moindre match depuis le début de la compétition lundi.

"Après une semaine si compliquée, si difficile, je crois que pour m'en sortir il fallait faire face et avancer, a commenté Bautista à la télévision Movistar. Aujourd'hui, tout n'était que difficultés mais j'ai su me dépasser et apporter ce premier point à l'Espagne".

D'ailleurs, une fois que l'ultime balle d'Auger-Aliassime a atterri dans le couloir, Bautista a levé un doigt et les yeux au ciel avant d'exulter dans un retentissant "Vamos!".

Car la partie n'a pas été facile, notamment dans le premier set où aucun break n'a été concédé par des joueurs très empruntés.

Mais une fois la première manche acquise, l'Espagnol libéré a gagné les trois premiers jeux de la seconde et semblait devoir s'envoler.

Pourtant, la pépite du tennis canadien, âgé de 19 ans, est revenu dans le match et a débreaké sur une séquence qui a provoqué la colère de Bruguera. Un coup droit d'Auger-Aliassime est annoncé faute, mais il demande le challenge et le hawkeye montre que la balle était sur la ligne. L'arbitre accorde alors le point au Canadien, synonyme de débreak, estimant que de toutes les façons Bautista avait commis la faute sur son coup suivant. Bruguera arguait que son joueur s'était arrêté de jouer à l'annonce du juge de ligne.

Bautista, lui, est resté concentré et a même peut-être été galvanisé puisqu'il a repris dans la foulée la mise en jeu de son adversaire pour conclure quelques minutes plus tard.