Davenport a chassé ses doutes

Tennis

Serge Fayat

Publié le

Davenport a chassé ses doutes
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Elle est celle qui taquina le plus Serena à l'US Open

NEW YORK La première joueuse mondiale au début de l'année n'était pas Serena Williams, ni sa soeur Venus, et encore moins Jennifer Capriati. Il s'agissait, tout simplement, de Lindsay Davenport. L'Américaine, rassurez-vous, ne vous en tiendra pas rigueur si vous avez oublié. Pour elle, cela remonte également à une éternité...

`Neuf mois sans jouer, c'est long, soupira-t-elle, mais je suis contente de la manière dont les choses se sont passées depuis mon retour. Je n'aurais pas pu imaginer que cela se déroulerait ainsi. Dans mon esprit, cela paraissait impossible. C'est un sentiment extraordinaire. Le docteur Steadman est le meilleur chirurgien du monde!´

Opérée au genou droit début janvier pour résoudre un problème aigu de cartilage, Lindsay Davenport a tout d'abord craint de ne plus jamais pouvoir rejouer un jour normalement au tennis. Ensuite, elle a eu peur de ne plus jamais faire partie des meilleures joueuses de la planète. Aujourd'hui, ses doutes peuvent être apaisés. Revenue sur le circuit à la mi-juillet lors d'une rencontre de barrage de Fed Cup contre Israël, la Californienne a rapidement enregistré d'énormes progrès. En quatre tournois joués en prélude à l'US Open, elle a disputé deux finales, à Los Angeles et New Haven, et atteint deux autres fois les demi-finales, à Stanford et San Diego.

`Je ne voulais pas revenir en tant que 40e mondiale´

`Il était très important pour moi de prendre directement un bon départ, confia-t-elle. Ma rééducation n'a pas été évidente, mais j'ai conservé un état d'esprit très positif durant tout le processus. Le fait de gagner plusieurs matches dès mon retour m'a mis en confiance. J'ai fait partie du Top 3 mondial pendant les cinq dernières années. Je ne désirais pas revenir sur le circuit en tant que quelqu'un qui ne valait plus qu'une place parmi les quarante meilleures.´

Actuellement retombée au 9e rang en raison des nombreux points qu'elle n'a pas pu défendre durant les six premiers mois de l'année, Lindsay Davenport a en outre parfaitement négocié son US Open. Tête de série n°4 du tableau grâce à son classement protégé de numéro un mondiale, l'Américaine, victorieuse en 1998 sur le ciment de Flushing Meadow, atteignit une nouvelle fois les demi-finales. Elle fut même celle qui donna le plus de fil à retordre à Serena Williams, la future lauréate, menant 5-2 et s'octroyant trois balles de set dans la deuxième manche, avant de s'incliner 6-3 et 7-5.

`J'ai attendu de pouvoir disputer une levée du Grand Chelem durant toute l'année, sourit-elle. Je crois que je n'ai jamais été aussi fraîche pour participer à un tournoi de cette importance. Franchement, je ne peux pas me plaindre de mon parcours. J'ai bien servi, bien touché la balle et je n'ai pas ressenti de douleur au genou. Les soeurs Williams sont clairement au-dessus du lot pour l'instant, mais c'est un énorme défi que de tâcher de soutenir la comparaison. Je me dis que je pourrais peut-être bien tenir le rôle de trouble-fête, mais je prends les choses comme elles viennent. Si je réussis à constituer une menace pour la fin de la saison, je serais déjà très heureuse...´

© Les Sports 2002

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