Le Liégeois nourrit de belles ambitions pour le dernier Majeur.

Arrivé un peu fatigué à New York, David Goffin a eu l’occasion de totalement se remettre en forme lors de sa semaine de préparation. Le Liégeois, désormais installé à Monaco, nourrit de belles ambitions pour ce dernier Majeur de la saison.

Comment sont les sensations avant de débuter ce tournoi ?

"Je me sens bien, on a fait une bonne semaine d’entraînement ici. C’est une longue tournée depuis le Masters 1000 de Toronto, Rio puis Cincinnati mais je le savais même si ça reste difficile à gérer. Chaque semaine on recommence à nouveau, on doit de se préparer, on essaie aussi de prendre quelques jours de repos pour arriver frais mentalement et physiquement. Et puis les voyages sont très fatigants. J’essaie de rester calme car il reste le tournoi presque le plus important de la tournée."

Que gardez-vous de cette expérience olympique ?

"C’est un tournoi fort différent par rapport à ce qu’on vit toute l’année sur le circuit, ça use un peu plus d’énergie qu’ailleurs mais ça valait le coup et je le savais. Ce que j’aime bien c’est qu’on ne joue pas pour soi, on joue pour son pays, un peu comme à la Coupe Davis. C’est une expérience enrichissante. J’ai croisé quelques athlètes, mais ce n’est pas mon genre de prendre des selfies." (sourire)

Dans le jeu, tout vous satisfait ?

"Je me sens bien, et il ne manque pas grand-chose pour que je joue mon meilleur tennis en matches. J’ai eu des bons passages. Mon tennis est là, j’ai vraiment fait une super semaine ici et me sens en top forme. Je retrouve mon meilleur niveau : je le sens dans la spontanéité, je ne me pose pas de questions, dans toutes mes frappes les choix sont bons, je joue bien relâché, je sens bien la balle. J’espère pouvoir montrer tout ça en matches."

Vous avez tapé avec Nadal, Nishikori, Del Potro, Cilic : ça vous aide toujours autant ?

"J’essaie comme à chaque fois de taper avec les meilleurs pour avoir du rythme, une bonne intensité, pour qu’ils me tirent vers le haut. C’est l’occasion aussi d’avoir de plus longs entraînements, comme avec Rafa où on peut jouer deux heures d’affilée. Des semaines comme ça sont importantes aussi pour refaire un peu de physique, pour s’habituer aux balles et à la chaleur."

Que pensez-vous de ce premier tour face à l’Américain Jared Donaldson ?

"Je l’ai vu un peu jouer, il est bien pour l’instant, a bien joué cet été. Il est jeune (19 ans) , frappe très bien la balle, est très solide. Ce sera un match difficile car il n’a rien à perdre et est ici chez lui. Ce sera un match où il y aura du rythme, ce qui peut bien me convenir aussi donc on verra bien."

Lors des derniers tournois, vous avez perdu des matches que vous aviez en main : est-ce encore un autre cap à passer ?

"Oui, c’est possible. Moi j’ai toujours l’impression de continuer à progresser, de franchir des paliers et ça se voit cette année. J’espère que, bientôt, je gagnerai ces matches-là, mais bon il y aura encore un autre palier après. (sourire) Je n’ai jamais perdu avant les huitièmes de finale en Grand Chelem cette saison et j’espère que ça va continuer comme ça."

Avez-vous le Masters en tête ?

"Non, je n’y pense pas. J’essaie de réussir chaque tournoi, et ici je vais tout donner pour aller le plus loin possible. Après, il restera la dernière ligne droite, mais je n’ai pas vraiment le temps d’y passer. On fera les comptes après. La fatigue mentale peut aussi jouer, même si, physiquement, je n’ai aucun problème. Quand on a joué autant de matches, parfois on a plus de mal à aller chercher les matches difficiles en fin de saison. Mais, oui, en fin de saison, il y a aussi souvent quelque chose à faire."

Vous êtes désormais installé à Monaco : ce changement vous plaît ?

"C’est beaucoup plus calme, car pour moi me balader à Liège ça devient difficile. Et puis la qualité de vie pour les entraînements et le climat ça n’a rien à voir avec la Belgique. Mon préparateur physique est à l’académie de Patrick Mouratoglou (à Nice) donc parfois je vais là-bas pour faire du physique et taper aussi. Je m’entraîne aussi à Monte-Carlo. C’est presque l’idéal car c’est le même langage, la même nourriture, le climat est exceptionnel donc on n’a pas trop difficile à s’adapter. En plus Thomas Johansson vit là-bas depuis 20 ans, et beaucoup de joueurs y sont : j’ai déjà fait des semaines d’entraînement entières avec Berdych, il y a Raonic qui est là-bas aussi, Djokovic également, Dimitrov ou Cilic. Et puis entre Thierry et Thomas il y a une super communication, ce qui est très important. On gérera en fonction du programme, et puis Thierry viendra plusieurs fois, il n’y a aucun souci avec ça, c’est 1h15 d’avion donc on y est vite."


Darcis: "Il y a pas mal d’émotions"

Steve Darcis s’est qualifié pour le grand tableau de l’US Open au terme d’une grande bataille face à l’Espagnol Enrique Lopez Perez (6-3,4-6,7-6 (8), vendredi. Après beaucoup de travail et de succès sur le circuit Challenger sur terre battue, l’actuel 108e joueur mondial espère que son poignet droit va continuer de tenir le coup pour ce premier tour face à l’Australien Jordan Thompson, 92e du classement.

"Dû à mon poignet je ne m’entraîne vraiment pas beaucoup, mais j’ai la chance de m’adapter assez vite. Parfois je me surprends aussi. Je suis vraiment content de la manière dont je joue même si je ne suis pas encore à mon meilleur niveau pour l’instant : je gagne des matches et c’est le plus important."

Ce poignet ne semble en revanche pas destiné à guérir totalement, selon le Belge : "J’ai des douleurs un peu permanentes donc c’est un peu dur, je prends pas mal d’anti-inflammatoires… Mais la douleur n’empire pas, alors on essaie de limiter un peu la casse et je crois que pour l’instant, je ne m’en sors pas trop mal. Je pense que si je dois encore me faire opérer une fois, ce sera la fin. (sourire) J’ai des examens prévus dès que je rentre d’ici pour essayer de préparer au mieux la Coupe Davis, mais pour l’instant, j’essaie d’être positif et c’est ce qui compte."

Rien ne l’empêchera de savourer cette nouvelle participation à un Majeur. "C’est pour faire des tournois comme ici qu’on commence le tennis. Je me suis assez fait mal dans les Futures et les Challengers pour revenir dans les tournois du Grand Chelem, ici je décroche ma place dans le tableau final et c’est spécial car j’aime bien ce tournoi et que c’était un de mes derniers tournois avec Ju donc il y a pas mal d’émotions."