David Goffin (ATP 11) va tâcher de se qualifier pour la troisième fois pour les huitièmes de finale à l'Open d'Australie, mais il lui faudra peut-être un petit miracle, samedi, pour y parvenir au détriment d'Andrey Rublev (ATP 16). 

Blessé à la hanche gauche dans son match remporté en cinq sets, jeudi soir, contre son ami Pierre-Hugues Herber (ATP 64), le Liégeois, 29 ans, risque en effet de ne pas être tout à fait à 100% dans la 1573 Arena contre le Russe, qui respire la grande forme depuis le 1er janvier.

"C'est une blessure que je n'ai jamais eue et j'espère que je serai encore en mesure de défendre mes chances", a-t-il expliqué. "C'est surtout une gêne à la hanche, aux adducteurs, le bas du dos qui lançait un peu, car tout est lié, ce qui ne facilite pas les déplacements côté revers. Néanmoins, j'ai l'ambition de gagner ce troisième tour et d'aller encore plus loin. C'est l'objectif et on va tout faire pour y arriver."

David Goffin n'a ainsi pas forcé vendredi à l'entraînement, se limitant à une petite séance d'une demi-heure avec son coach Thomas Johansson, histoire de se tester un peu et de garder le contact avec la balle. Andrey Rublev, en revanche, a joué une bonne heure avec Alexander Zverev (ATP 7), que le gagnant de son match contre le N.1 belge pourrait justement retrouver au tour suivant à Melbourne.

David Goffin, qui a perdu son unique précédente confrontation contre le Moscovite, en 2017 à l'US Open, sait en tout cas ce qu'il devra faire pour s'imposer.

"Rublev, c'est un sacré client. Il joue très bien pour l'instant. Il a encore bien négocié ses deux premiers tours ici", a-t-il poursuivi. "Il est très agressif, surtout avec son coup droit. Il frappe très fort. Cela va être compliqué. Il faudra essayer de l'agresser sur toutes ses deuxièmes balles, d'ouvrir le court et d'aller vers l'avant dès que possible pour le sortir de sa zone de confort et qu'il dégoupille. Personne n'y est encore parvenu cette année, mais avec une telle agressivité en coup droit, si cela ne passe pas, il pourrait forcer", a-t-il conclu.