Mardi, en début de soirée, David Goffin s’est adressé à la presse afin de confirmer sa participation au tournoi d’Anvers. Bombardé tête de série n°1 à la suite des forfaits de Berrettini et de Rublev, il a une belle carte à jouer. Favori, le Liégeois décolle cette étiquette trop lourde à porter. En plus, les circonstances ne plaident pas en sa faveur.

"Je suis en Belgique depuis deux semaines, a-t-il confié. Je n’ai pas pu m’entraîner car j’ai été mis en quatorzaine à la suite d’un test positif au Covid. Je n’ai aucune idée de l’endroit et du moment où j’ai pu contracter le virus. J’ai été vraiment surpris. Durant les premiers jours, j’ai été très prudent par peur que des symptômes n’apparaissent. Je n’ai pas touché une raquette. J’ai un peu perdu l’odorat. Est-ce dans la tête ?"

Arrivé à Anvers lundi soir, il n’a reçu le feu vert que mardi, soit à 48 heures de son début de tournoi. "D’un côté, je me sens bien physiquement. Je ne suis pas fatigué contrairement aux autres saisons. Je n’ai aucun décalage horaire ni voyage dans le corps. Mais, je manque de rythme et d’entraînement. Je n’ai pas tapé beaucoup de balles en condition indoor."

Ce manque l’a conduit à jouer la carte de celui qui n’a rien à perdre. "Je ressens une grande envie de jouer. Je suis relax et content d’être là. Je veux surtout m’amuser sur le court. Le reste suivra. Je n’ai aucune attente."

Bye au premier tour, il se frottera à un adversaire assez modeste lors de son entrée en lice : Marcos Giron (ATP 94). "Je ne l’ai jamais joué. Il est sorti de quelques tableaux de qualif cette année. Il a assez de matchs dans les jambes. Je me focalise plutôt sur moi et sur ce que je suis capable de réaliser."

Relax et content d’être là, il a quand même jeté un œil sur le tableau de son ATP 250. "Le plateau est très fort malgré les désistements de Berrettini et Rublev. Il reste des gars comme Carreno Busta, Khachanov, De Minaur ou Gasquet."

S’il reconnaît ne pas avoir été souvent en réussite à Anvers, il efface le passé. "Cette année, tout est différent à cause de la pandémie. Je me sens plus en forme. Anvers, chat noir ? Non, je n’y crois pas. Certains tournois me réussissent mieux. Ici, je suis plus sous les projecteurs", conclut celui qui jouera encore Vienne et Paris cette année.