Passage en revue des manies et autres superstitions de l’Espagnol

b>BRUXELLES Voilà quatre ans donc que Rafaël Nadal développe certaines manies et autres rites qui le confortent dans sa sérénité. Les voici en détail…
Chaussettes courtes et parallèles au terrain. Nadal n’utilise que des chaussettes courtes, de maximum 15 centimètres. Vous l’aurez remarqué : il ne cesse de les remonter avant de servir. Dans sa recherche du détail, elles doivent toujours être à la même hauteur et avec la virgule de son sponsor parallèle au terrain.
Il s’essuie après chaque point. Beaucoup de joueurs se plaignent auprès des arbitres de l’usage abusaif d’un essuie par Nadal. C’est vrai que le Majorquin va s’essuyer le visage entre chaque point. C’est une tactique qu’il utilise pour récupérer et se concentrer sur l’échange suivant. Il a avoué que cette façon de faire a déjà servi ses intérêts lors de moments de forte tension, comme en finales de grands tournois et en Coupe Davis. Il se souvient que cela l’avait particulièrement marqué lors de ses débuts en Coupe Davis face à la République tchèque.
Trois balles en main avant de servir. Un autre point que son coach a établi avec lui est de choisir toujours deux balles parmi trois avant de servir. C’est d’autant plus une manie qu’un réel souci de choisir la meilleure des balles que, bien souvent, il ne regarde même pas. Il fait ceci pour contrôler le rythme des échanges et ne pas l’accélérer. Cela lui laisse également le temps de réfléchir à l’endroit où il veut servir.
Le rituel du bandeau. Nadal ne se passe jamais de son bandeau, qui lui permet, entre autres, de faire la publicité de son équipementier. Il le sort toujours de son sac avant de prendre sa douche d’avant-match. Il attend toutefois le dernier moment avant son entrée sur le court pour se le poser sur le front. A chaque fois qu’il le passe autour de la tête, il s’encourage par un : “Vamos Nadal” !
La superstition de la bouteille. Même s’il se refuse à dire qu’il est superstitieux, force est de constater que Nadal a développé une habitude à laquelle Toni, son coach, est totalement étranger. Aux changements de côté, Nadal ne remonte au jeu que lorsque ses deux bouteilles d’eau sont alignées devant sa chaise et que leurs étiquettes sont perpendiculaires à la ligne de fond du court. Ce rituel lui prend parfois une dizaine de secondes sans que cela l’énerve.
Ses parents absents. Vainqueur de l’édition 2005 de Roland-Garros, l’Espagnol n’avait été rejoint par ses parents qu’à partir des demi-finales. Cette année, il leur a, donc demandé de faire de même. Si bien qu’après des vacances entre San Francisco et Las Vegas, Sebastian et Ana Maria n’ont rejoint Paris que pour les deux derniers matches de leur fils. On connaît le résultat.
Il ajuste son caleçon. Depuis ses débuts sur le circuit professionnel, Nadal suscite aussi la curiosité parce qu’il ne cesse d’ajuster son… caleçon après avoir effectué une longue course au cours d’un échange. L’histoire ne dit pas si c’est aussi un truc que lui a conseillé son coach pour gagner un peu de temps et donc de récupérer.