Minnen est tombée sur plus fort qu'elle: "On voit qu'elle n'est pas Top 10 pour rien"

Greet Minnen (WTA 110) n'a pas réussi à terrasser Petra Kvitova (WTA 9), lundi soir au premier tour de l'Open d'Australie, mais elle a quitté la Margaret Court Arena riche d'une expérience supplémentaire dans sa jeune carrière. Pour son quatrième match seulement dans un tournoi du Grand Chelem, la Campinoise s'est très bien comportée, frappant 14 coups gagnants et s'octroyant 6 balles de break pour pousser la Tchèque, lauréate à Wimbledon en 2011 et 2014, dans ses petits souliers dans le deuxième set.

"C'était une nouvelle expérience, mais je pense que je l'ai bien gérée", a-t-elle expliqué. "J'avais déjà rencontré Kvitova il y a deux ans (au tournoi WTA de Stuttgart, ndlr). A l'époque, elle m'avait balayée dans le premier set et j'avais eu très peu d'occasions. Ici, j'ai le sentiment d'avoir pu rivaliser avec elle pendant deux sets et que j'aurais pu remporter cette deuxième manche. Elle se battait avec son service, frappant plusieurs doubles fautes (10 au total, ndlr), preuve qu'elle était nerveuse. Donc, si cela continue à évoluer de la sorte, je pourrai peut-être même la battre prochainement."

Fort de ce sentiment, Greet Minnen espère désormais franchir bientôt le cap du Top 100, son prochain objectif, vers lequel elle court depuis un petit temps. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle a engagé cet hiver, avec sa fiancée Alison Van Uytvanck (WTA 65), un nouveau coach en la personne du Slovène Robert Cokan, 35 ans

"Je pense avoir déjà prouvé que je méritais ma place dans le Top 100. Je suis d'avis que ce n'est qu'une question de temps, de prendre les points qui me manquent", sourit-elle. "Je suis persuadée que cela finira par arriver. Nous travaillons avec Robi depuis deux mois. Il coachait précédemment sa compatriote Kaia Juvan. Il est parti avec moi à Dubai pour les qualifications de cet Open d'Australie. Le courant passe bien. Le plus important dans le coaching, c'est de créer une relation de confiance avec la joueuse. Robi a déjà beaucoup d'expérience et il est très positif. Jusqu'à présent Ali et moi sommes très contentes."

Flipkens: "Venus joue toujours à 40 ans, mais moi je ne serai plus là, c'est sûr"

Le chiffre 13 n'aura pas porté bonheur à Kirsten Flipkens, lundi à Melbourne. Pour sa treizième participation à l'Open d'Australie, la Campinoise, 35 ans, s'est ainsi inclinée 7-5, 6-2 dès le premier tour contre Venus Williams (WTA 81), 40 ans. Il s'agit même de sa troisième défaite consécutive d'entrée de jeu dans ce tournoi du Grand Chelem. Perturbée dans sa préparation par une blessure à la cheville, elle ne regrette toutefois pas d'avoir fait le voyage Down Under.

"Je savais dès le début que ce serait une course contre la montre pour être en mesure de jouer", a-t-elle raconté. "Et le tournoi n'aurait certainement pas dû commencer trois jours plus tôt. J'ai fait tout ce que l'on est en droit d'attendre d'une sportive professionnelle afin d'être prête. Je suis restée ici à Melbourne Park de 9h du matin à 9h du soir pour faire des soins avec de la glace, des massages et des exercices, car pendant la quarantaine, je n'avais eu droit qu'à un quart d'heure de traitement par jour. J'en ai vu des vertes et des pas mûres. Et je suis très contente d'avoir pu être rétablie à temps."

D'autant qu'à 35 ans, Kirsten Flipkens réalise qu'elle est évidemment plus près de la fin que du début de sa carrière. Même si elle a encore un très beau toucher de balle, la N.3 belge ne sait pas combien de temps elle sera encore compétitive.

"Je ne sais pas si c'était la dernière fois que j'ai disputé l'Open d'Australie", a-t-elle poursuivi. "Je n'ai pas la réponse. C'est vrai que cela m'a traversé l'esprit en voyant que j'étais sur un grand court contre Venus. Je me suis dit que cela ne se produirait plus très souvent. Mais, en tout cas, j'en ai profité. Venus joue toujours à 40 ans, mais moi, je ne serai plus là, c'est sûr. Quand on voit le niveau qu'elle a encore produit la semaine dernière contre Kvitova, qui est dans le Top 10, c'est remarquable. C'est une grande championne. Qu'elle ait 20 ans ou 40 ans, on ne peut avoir que du respect. De mon côté, l'objectif sera de retrouver le niveau d'Abu Dhabi contre Kenin et de faire une belle année."

"J'ai commencé à penser à la victoire et cela m'a coûté cher", confie Coppejans

Kimmer Coppejans (ATP 178) a raté l'occasion, lundi à Melbourne, de s'offrir un beau cadeau d'anniversaire au lendemain de ses 27 ans pour sa toute première participation à l'Open d'Australie. Sorti avec brio des qualifications à Doha, l'Ostendais a ainsi mené deux sets à un et break d'avance dans les quatrième et cinquième sets contre le Tchèque Jiri Vesely (ATP 68) pour finir par s'incliner 6-4, 3-6, 6-7 (3/7), 6-3 et 6-3 après 3h28 de jeu.

"Le sentiment qui prédomine est évidemment la déception, même si je pense avoir très bien joué vu les circonstances", a-t-il confié après sa défaite. "Ce fut un match avec plusieurs retournements de situation. Je me suis bien sorti du trou dans le troisième set en sauvant trois balles de set à 5-4, 0-40, mais quand j'ai mené 3-1, 30-0 dans la quatrième manche, mon esprit s'est égaré. J'ai commencé à penser à la victoire et cela m'a coûté cher. Jusque-là, j'étais très concentré, mais ensuite, j'ai commis quelques bêtes fautes et moins bien servi. Il a sauté sur l'occasion et dans le cinquième set, il a mieux joué que moi. C'est peut-être une question d'expérience, car c'était mon premier match en cinq sets."

Kimmer Coppejans ne gardera d'ailleurs pas un grand souvenir de cet Open d'Australie. C'est qu'à côté de cette défaite, l'ancien vainqueur de Roland Garros junior, en 2012, s'était aussi retrouvé en quarantaine stricte avec interdiction de sortie pendant deux semaines à Melbourne pour avoir figuré dans un des trois avions comprenant un passager positif au Covid-19.

"C'est difficile à dire si avec deux semaines d'entraînement supplémentaires, l'histoire aurait pu être différente. On ne le saura jamais", a-t-il poursuivi. "Je n'étais également pas tout à fait à 100 pour-cent. J'avais quelques douleurs à l'épaule et au coude. Ce sera en tout cas un match intéressant à analyser pour la suite. C'était un tournoi très particulier avec le Covid et je suis tout de même content d'avoir pu y participer. Il se peut d'ailleurs qu'avec mon épouse, nous restions encore quelques jours pour visiter Melbourne avant de rentrer en Belgique, vu que par rapport aux autres, nous n'avons pas pu sortir beaucoup", sourit-il.