Tennis Le n° 1 mondial a remporté l’une des plus grandes victoires de sa carrière et il le doit surtout à sa tête.

Rarement on a vu Novak Djokovic si dominé dans une finale de Grand Chelem. Il a plié quasiment du début à la fin, mais il n’a jamais rompu. Avec la foule contre lui, face au meilleur joueur de gazon de tous les temps et alors que son jeu ne répondait pas vraiment : le Djoker a réussi l’un de ses plus grands tours. À chaque fois dans les jeux décisifs, il a retrouvé calme et lucidité, il a oublié que son retour était en faillite, que son coup droit ne partait pas, que ses jambes ne tournaient pas assez vite.

Et à force de défendre son terrain comme un acharné, il est entré dans la tête de Federer aux meilleurs moments et a aussi réussi à se relâcher quand il le fallait. Un passing de coup droit sur la première balle de match et un monstre de revers le long de la ligne pour mener 6-3 dans le dernier jeu décisif. "Cette bataille, c’est de l’intérieur que je l’ai gagnée", a ainsi confié un Djokovic rincé mais tellement heureux d’avoir fait basculer cette page de l’histoire du jeu de son côté. "J’étais sous pression tout le temps", n’a pas nié Djokovic. "J’ai joué tout le match avec le frein et quelque part c’était normal face à Roger. Mais rater tous ces retours… Je m’étais promis avant le match de rester calme et c’est ce que j’ai fait : j’ai réussi à saisir les opportunités cruciales quand elles se présentaient et à chaque fois que les gens criaient Roger moi j’entendais Novak !"

Encore une fois c’est sa résilience et sa force mentale face à l’adversité qui lui ont permis de décrocher ce 16e titre du Grand Chelem et de prouver encore une fois que c’est lui et lui seul le patron du circuit. "C’est un tel soulagement et je suis tellement heureux. C’est sans doute le match le plus dur mentalement que j’ai jamais joué. Mais j’ai essayé de ne jamais perdre la foi en mes capacités, je me suis répété que j’étais meilleur que lui et j’ai réussi à trouver mon meilleur niveau quand je n’avais plus d’autre choix."

Ce 5e titre à Wimbledon pourrait énormément compter dans sa quête des records tant il met un gros coup au moral de Federer. Djokovic ne s’en cache toujours pas : il veut être le seul et l’unique : "Je suis de plus en plus proche… Nadal et Federer sont doute l’une des principales raisons qui expliquent que je suis encore à ce niveau : ils m’inspirent à les égaler puis à faire mieux qu’eux. Et je veux y arriver." Après la finale du jour, personne ne doutera plus de sa capacité à réaliser l’impossible.