Et si le cours de l’histoire ne tenait qu’à un toilet break ? Ce nouveau concept a fait le bonheur d’un Novak Djokovic qui a profité à deux reprises de cette pause pour effacer un retard de deux sets. Agaçante pour les uns, salvatrice pour les autres, cette pause casse le rythme d’une rencontre. Elle est utilisée comme un électrochoc pour reprendre vie dans un match.

Le Serbe a donc usé de tous les stratagèmes pour remporter le Major qu’il affectionne le moins. À 34 ans, il est toujours en lice pour signer un Grand Chelem calendaire avec les JO comme cerise sur le gâteau. S’il devait accomplir un tel exploit, il serait sans conteste le GOAT.

Le débat fait rage depuis des années. Les fans de Nadal, Federer et Djokovic s’écharpent sur le sujet. Personne ne rivalise avec le charisme de Federer. Personne ne rivalise avec la détermination de Nadal. Mais, personne ne rivalisera avec le palmarès de Djokovic qui détiendra deux records éloquents : les semaines passées à la première place mondiale et les titres en Grand Chelem.

Le principal intéressé se concentre sur le moment présent pour ne pas tout gâcher. "Tout est possible", soulignait-il au soir de son deuxième titre à la Porte d’Auteuil. "J’ai réussi des choses que beaucoup de gens pensaient impossibles. Je suis dans une bonne position pour le Golden slam. C’était déjà le cas en 2016 mais j’avais perdu au 3e tour à Wimbledon. Nous n’avons que deux semaines avant Wimbledon, ce qui n’est pas idéal car c’est une transition. Je vais penser à Wimbledon dans quelques jours. Bien sûr, je vise le titre là-bas. J’ai gagné en 2018 et 2019, j’espère pouvoir continuer sur cette lancée."

Joueur complet et endurant, il sera le favori n°1, devant le maître Federer.