De tous les joueurs du top 20, seuls deux n’ont pas la chance de vivre un tournoi ATP sur leur terre natale : le Serbe Novak Djokovic et le Grec Stefanos Tsitsipas.

Une semaine après David Goffin, c’est au tour de Dominic Thiem de vivre son tournoi at home. Vienne s’est calée au rythme du lauréat de l’US Open pour valser toute la semaine.

Vainqueur en titre, l’un des bons amis de Goffin sur le circuit devra se mesurer à une solide concurrence. Djokovic, Tsitsipas et Medvedev tenteront de confirmer que nul n’est prophète en son pays alors que les présences de Rublev, Shapovalov et Monfils confirment que cet ATP 500 est très solide.

"Défendre un titre est toujours excitant, expliquait Dominic Thiem qui estime que tout est si irréel. Novak Djokovic est arrivé. Ce tableau est probablement le plus fort de tous les temps dans sa catégorie. Dans ces conditions, défendre mon titre est quasi mission impossible."

Il y a 9 ans, il avait eu besoin d’une invitation pour figurer dans le tableau. Aujourd’hui, la tête de série n°2 a débarqué nanti d’un titre en Grand Chelem. "Mon plus beau titre reste l’US Open, mais mon succès à Vienne a été particulier. J’ai toujours eu beaucoup d’émotion ici. Je viens dans ce lieu depuis que j’ai 4 ou 5 ans. J’ai d’abord été spectateur qui ne comprenait rien au jeu, puis spectateur féru de tennis puis acteur."

À Vienne, il a tout connu jusqu’à son premier titre en 2019. "Je le vois comme un rêve d’enfant qui est devenu réalité."

L’an passé, il avait souffert pour remporter ses matchs. Le public l’avait poussé vers le trophée. "Je me sens à nouveau assez bien. J’ai bien géré l’après-US Open. Je sors de 18 mois fabuleux, mais très durs car je me suis mis beaucoup de pression."