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PARIS Exemptés de corvée dominicale, les huit joueurs belges parachutés dans le tableau final ont profité du week-end pour peaufiner leur forme. Au hasard d'une promenade dans les allées de Roland-Garros, on a vu Justine Henin (WTA 5) taper la balle, sur le court n°8, avec Svetlana Kuznetsova (WTA 10). Et, à en juger par le rythme et la qualité des échanges, on peut être sûr de l'excellente forme des deux joueuses. Justine a le masque affûté. Elle se déplace facilement sur le court et semble très sereine. Ce sont des signes qui ne trompent pas.

«Je commence le tournoi avec moins de matches dans les jambes que les autres années. À Berlin, avant ma défaite en finale face à Petrova, j'avais joué à mon meilleur niveau. Et physiquement, je me sens très bien», résume-t-elle. Un discours plutôt positif qui prouve que la Rochefortoise, qui affrontera mardi l'Estonienne Maret Ani (WTA 68), a le moral au zénith. Faut-il rappeler, au passage, que Roland-Garros est son tournoi préféré et qu'elle y affiche des statistiques impressionnantes, avec 28 victoires pour seulement 5 défaites.

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  • Un peu plus loin, on a vu les deux frères Olivier (ATP 30) et Christophe (ATP 76) Rochus, qui entreront également en piste mardi, s'entraîner sur le court n°10 avec le même entrain qu'à l'époque où ils usaient les cordes de leur raquette dans leur jardin d'Auvelais. De son côté, Kristof Vliegen (ATP 36) soignait sa condition face à l'Américain Vincent Spadea.À la veille de chaque Grand Chelem, c'est chaque fois la même chanson. Chacun travaille dans son coin et s'efforce de glaner un peu de confiance ici ou là. Les déclarations sont rares, les regards, mystérieux. Les joueurs, eux-mêmes, se gardent bien de tirer des plans sur la comè- te. On devine dans leur regard un mélange de confiance et d'angois- se. Entre deux séances d'entraînement, les uns jouent au flipper ou aux jeux vidéo dans la Player's Lounge, les autres se calfeutrent dans leur hôtel, à l'abri des regards indiscrets.

    «Les petits soucis respiratoires d'Olivier sont oubliés», nous glisse son coach Julien Hoferlin. «Kristof est en pleine confiance. J'espère que c'est bon signe», ajoute Philippe Dehaes, l'entraîneur de Vliegen.

    Ce lundi, quatre Belges entreront en lice. Chez les garçons, Xavier Malisse (ATP 37) affrontera le champion olympique Nicolas Massu (ATP 35) et Kristof Vliegen défiera le Tchèque Lukas Dlouhy (ATP 86). Chez les filles, Kirsten Flipkens, miraculée des qualifications, retrouvera la Française Virginie Pichet (WTA 203) tandis que sur le central, Kim Clijsters (WTA 2) fera ses débuts, en troisième match, face à la Française Virginie Razzano (WTA 68).

    C'est précisément l'état de santé de la Limbourgeoise qui inquiétait le plus, dimanche, la délégation belge. La joueuse de Bree se plaint depuis quelques jours de douleurs aux adducteurs et au dos. Rien de très alarmant, semble-t-il. Mais à l'heure de commencer un Grand Chelem, ce n'est pas idéal. D'autant que Virginie Razzano, qui sera soutenue par le public, peut s'avérer une adversaire redoutable. «Je ressens une légère gêne au service mais je ne crois pas que ce soit très grave. Tout est sous contrôle», confia-t-elle simplement, hier, après sa séance d'entraînement. Il en faut davantage, il est vrai, pour inquiéter Kim, toujours optimiste et habituée de longue date à jouer avec des bobos un peu partout!

    Alors, croisons les doigts...

    ENVOYÉ SPÉCIAL EN FRANCE MIGUEL TASSO


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