Nadal en puissance

Cette fois Rafael Nadal n'a pas éprouvé de difficulté face à Fabio Fognini. Lundi à Melbourne, en huitièmes de finale de l'Open d'Australie, le N.2 mondial n'a pas laissé l'ombre d'une chance à l'Italien, de 33 ans 17e mondial. Il l'a dominé en trois sets 6-3, 6-4, 6-2 après 2h16 de jeu.

L'Espagnol, qui a enregistré son 285e match victorieux en Grand Chelem (39 défaites), compte désormais 13 succès contre 4 défaites face à Fognini.

Nadal, qui peut devenir le premier joueur de l'histoire à remporter un 21e tournoi du Grand Chelem, sera opposé pour une place en demi-finale au Grec Stefanos Tsitsipas (ATP 6)

Nadal, 34 ans, ne compte qu'un seul titre à Melbourne, décroché en 2009 face à Roger Federer. Il a aussi perdu quatre finales : en 2012 dans un match marathon contre Novak Djokovic, en 2014 face à Stan Wawrinka, en 2017 contre Federer et en 2019 à nouveau face à Djokovic).

Berrettini forfait avant son 8e de finale contre Tsitsipas

L'Italien Matteo Berrettini (10e), qui s'était blessé aux abdominaux au tour précédent, a déclaré forfait lundi avant son huitième de finale de l'Open d'Australie contre Stefanos Tsitsipas (6e).

"J'ai un problèmes aux abdos. Les docteurs m'ont dit que ça risquait de s'aggraver. J'ai décidé de ne pas jouer parce que ça n'en valait pas la peine", a expliqué le cogneur italien de 21 ans en conférence de presse.

"J'ai ressenti ça à la fin du match contre Khachanov et c'est pire que ce que je pensais. J'espérais que ce n'était pas grave, mais ça l'était parce que me voilà ici, je ne peux pas jouer", a-t-il souligné.

Du coup, Tsitsipas se retrouve sans jouer en quarts de finale, où il affrontera Rafael Nadal (2e) mercredi.

Souffrant de symptômes comparables apparus durant son troisième tour vendredi, Novak Djokovic a joué et remporté malgré la douleur son huitième de finale, dimanche. Et il a souligné être "prêt à accepter" tous les risques pour tenter d'aller le plus loin possible dans ce premier Majeur de l'année.

Berrettini avait soudain ressenti une douleur abdominale samedi à la fin de son match du troisième tour contre Karen Khachanov (20e). Il avait quand même réussi à s'imposer 7-6 (7/1), 7-6 (7/5), 7-6 (7/5).

"Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais j'ai senti une douleur sous mes côtes (à gauche). Le +physio+ a dit qu'il n'y avait pas d'élongation, que ce devait être un petit problème musculaire", avait expliqué l'Italien sur le coup.

"Ça me faisait mal, surtout au service, et j'ai perdu un peu de concentration. Je menais deux sets à zéro, je jouais bien, j'étais sur mon élan et soudain j'ai eu cette douleur", avait-il ajouté.

Medvedev en "veut plus"

6-4, 6-2, 6-3 en 89 minutes: Medvedev n'a pas traîné face à l'Américain Mackenzie McDonald, le moins bien classé des huitièmes de finaliste, retombé des portes du top 50 au 192e rang mondial. Ni perdu son calme, comme ça avait été le cas au tour précédent, quand Filip Krajinovic (33e) remontait de deux sets zéro à deux sets partout.

Avec 29 points gagnants pour seulement 15 fautes directes, la feuille de stats du Russe est excellente.

Sa dynamique du moment aussi: à cheval sur 2020 et 2021, Medvedev, vainqueur du Masters 1000 de Paris et du Masters en fin de saison dernière, puis de l'ATP Cup avec la Russie début février, en est désormais à dix-huit victoires consécutives.

En quarts de finale pour la première fois à Melbourne, le Russe considère que "c'est une grande réussite". Mais "j'en veux tout le temps plus, bien sûr", ajoute le finaliste de l'US Open 2019 et demi-finaliste de l'édition 2020 du Grand Chelem new-yorkais.

L'attend désormais un duel 100% russe puisque Andrey Rublev (8e) a lui bénéficié de l'abandon du Norvégien Casper Ruud (28e) après deux sets (6-2, 7-6).

Pour la première fois dans l'ère Open, trois joueurs russes figurent ainsi parmi les huit derniers en course dans un tournoi du Grand Chelem, l'inattendu Aslan Karatsev, 114e mondial et issu des qualifications, s'y étant fait une place dès dimanche.

Brady-Pegula, 100% USA

"Rendez-vous au prochain tour Jen", a écrit Jessica Pegula (61e) à destination de sa compatriote Jennifer Brady (24e) sur la caméra que tous signent une fois la victoire acquise.

"Je t'attends Jess", lui a répondu Brady environ deux heures plus tard.

Brady-Pegula, c'est donc l'affiche d'un quart de finale 100% américain.

La première, qui s'est révélée en atteignant le dernier carré de l'US Open en septembre dernier, a dominé 6-1, 7-5 la Croate Donna Vekic (33e), diminuée par un genou droit douloureux, et largement bandé au début du second set.

La seconde, elle, a surmonté un passage à vide dans la deuxième manche pour venir à bout de la N.5 mondiale Elina Svitolina 6-4, 3-6, 6-3. Elle en est récompensée par son tout premier quart de finale en Grand Chelem, à 26 ans.

Ce succès contre Svitolina est le premier de sa carrière face à une joueuse du top 10.

Avant cette quinzaine australienne, jamais Pegula n'avait atteint la deuxième semaine en Grand Chelem.

Avec Serena Williams qualifiée la veille, les Américaines sont déjà trois au rendez-vous des quarts de finale. Bientôt quatre ? Shelby Rogers (57e) défie en soirée la N.1 mondiale Ash Barty.