Lundi a été une journée assez morose sur le circuit. La pluie a joué le rôle principal en interrompant à plusieurs reprises la programmation jusqu’à arrêter prématurément la journée alors que seulement quatre matchs (sur 13) se sont terminés. Un lundi noir à oublier.

L’Italien Fabio Fognini a été reprogrammé en ouverture de mardi où il affrontera Miomir Kecmanovic. À 33 ans, le fantasque joueur italien a pris un peu de hauteur sur sa vie sur le circuit. Il sait que l’heure de la retraite approche. Passé pro en 2004, cet ancien 9e joueur mondial a disputé son premier ATP en septembre 2005. Il s’était incliné 7-5 au 3e set face à l’Allemand Daniel Elsner. À ce moment, Roger Federer était n°1 mondial. Le Suisse devançait Rafael Nadal qui n’avait que 19 ans, mais déjà un Major à son actif. Novak Djokovic n’était alors que 81e. Bref, l’Italien a toujours eu le Big Three sur sa route.

"Les jeunes joueurs auront beaucoup de chance de jouer un jour sans ces trois que j’ai dû affronter dès le début", analysait-il avec lucidité dans la presse espagnole. "Quand j’atteignais la deuxième semaine d’un Grand Chelem j’étais déjà heureux, comme s’il s’agissait d’une demi-finale ou d’une finale, car à partir de là, c’était à mon tour de jouer contre l’un d’entre eux, ou Murray, Del Potro, Wawrinka… La bonne chose a été de rivaliser avec eux et de vivre cette époque avec les meilleurs de l’histoire. La mauvaise, c’était qu’il fallait réaliser des choses extraordinaires pour remporter des titres."