Tennis L’enjeu du premier match a tétanisé les deux joueuses qui ont multiplié les fautes directes.

"Super Caro", criait le capitaine Julien Benneteau en voyant la balle d’Alison Van Uytvanck sortir du terrain après 2h05 d’un match de moyenne facture, riche surtout de fautes directes et perdu du côté belge 6-7 (2/7), 6-4 et 2-6. "Nous étions toutes les deux tendues", expliquait Alison Van Uytvanck. "Le terrain faisait des trucs bizarres. Parfois, la balle montait, parfois elle glissait. En Fed Cup, tu joues pour une équipe et tu veux encore mieux faire que d’habitude. Par conséquent, les fautes directes sont plus nombreuses."

Avec le soutien de son capitaine, elle a effacé un break de retard dans le deuxième set. "Au début, nous ressentions tous les deux beaucoup de stress, mais il m’a aidé. Avec son discours positif, il m’a apporté beaucoup."

Physiquement, elle se sent en forme et prête à remonter sur le terrain dimanche. "C’est le capitaine qui décidera, mais je ne ressens aucune douleur."

Dans le camp français, Caroline Garcia venait de réussir son opération ‘réconciliation’ avec son équipe. Pendant tout le match, les supporters bleus n’ont jamais cessé de soutenir leur n°1. "Le match fut accroché face à une joueuse de qualité", analysait Caroline Garcia. "Je ne suis pas soulagée, mais contente. L’ambiance en Fed Cup est toujours agréable. Entendre la Marseillaise me fait frissoner."

Elle ne s’est pas vexée quand le public l’a sifflée à 3-3, 30-30 dans le premier set. "Elle la boise. C’est toujours difficile. Un peu limite."

La présence de Julien Benneteau l’a aidé à réussir ce retour chargé d’émotions. "Il m’a donné quelques conseils. Visiblement, ça a marché."