Kirsten Flipkens l’admet: elle est revenue en sélection parce qu’elle sent que le moment est historique pour la Belgique.

La Belgique a rendez-vous avec son passé ces samedi et dimanche à Belgrade. En 2012, à Charleroi, la Serbie l’éjectait du groupe mondial de Fed Cup. Un an plus tard, toujours mal remis des fins de carrière de Kim Clijsters et Justine Henin, notre pays chutait dans les affres de la zone Europe/Afrique, dont il est si difficile de s’extirper.

Depuis, jamais encore la Belgique n’a eu une aussi belle occasion de remonter. Et pas seulement parce que son adversaire est terriblement déforcé par les absences d’Ivanovic, Jankovic et Jovanovski.

Le plus important, c’est la force de l’équipe belge actuelle, avec deux joueuses dans le Top 60 mondial (trois si l’on tient compte de la blessure d’Alison Van Uytvanck). Il a été très rare, ces dernières années, que Wickmayer et Flipkens soient en forme au même moment comme c’est le cas pour l’instant. Et derrière elles, il y a encore une Ysaline Bonaventure qui a démontré lors des qualifications qu’on pouvait compter sur elle à l’avenir, ainsi qu’une An-Sophie Mestach qui traverse certes une période difficile ("La plus dure de ma carrière jusqu’ici", admet-elle) mais en qui toute la Belgique croit encore puisqu’elle était encore Top 100 il y a un an et qu’elle fut n°1 mondiale juniore en 2011 après sa victoire en Australie.

C’est donc le moment idéal pour remonter dans le groupe mondial II et tout le monde l’a bien compris, à commencer par Kirsten Flipkens qui est revenue sur son idée d’abandonner l’équipe nationale pour donner un coup de main.

"C’est vrai que j’avais décidé de me consacrer à ma carrière individuelle mais quand j’ai vu ce qu’il y avait moyen de faire, je me suis dit qu’on ne pouvait pas laisser passer cette occasion d’aligner la meilleure équipe possible", dit la Campinoise.

Yanina Wickmayer semble, pour sa part, plus affûtée que jamais. Ses prestations sont très stables depuis plusieurs mois et elle semble repartie vers le niveau qu’on attend d’elle depuis qu’elle fut 12e mondiale... en 2010, alors qu’elle n’avait que 20 ans. "Je ne sais pas quel classement je peux encore atteindre mais je peux vous assurer que je travaille très dur chaque jour et que cela joue effectivement un rôle sur ma confiance et mes résultats", dit-elle.