Tennis Il profite des 80 jours de préparation qu’il lui reste pour revenir plus fort que jamais

Absent des courts depuis sa défaite en demi-finale à Wimbledon, Roger Federer a été vu en famille à travers toute la Suisse. Récemment, il a fait un saut à la Fashion Week à Paris.

Fedex se confie rarement aux médias. En pleine préparation pour la saison 2017, le Bâlois est revenu sur la chaîne RTS Sport sur différents sujets.

Sa santé

"Mon dos va bien. J’ai surtout pris ce break pour mon genou. Depuis quatre semaines, je me sens mieux."

Où en est-il ?

"Je sens que cette période de repos m’a fait du bien. Mes absences aux JO et à l’US Open ont été bénéfiques. Dans ma tête, je reste positif. Les prochaines semaines seront très importantes. Je sors d’une période de physio et de gainage pour le dos, les abdos , les fesses et le quadriceps gauche afin de compenser ma faiblesse au genou. Je démarre la partie physique avec des sauts et de l’endurance. On mixera avec un peu de tennis. Dans un mois, je serai full tennis. Il me restera alors encore 30 jours avant l’Australie."

Sera-t-il prêt ?

"Pour la première fois, je peux faire plus au niveau de ma préparation. En général, je dispose de 30 jours. Ici, j’en aurai 80."

Encore loin de la retraite

"Les gens ont vu des images différentes de moi. Ils m’ont vu comme un paysan qui se promenait sur les terres suisses avec sa famille. J’ai beaucoup marché avec les enfants. J’avais juste droit à 1h30 d’entraînement et même pas tous les jours. J’ai appris à m’occuper autrement. J’ai pris beaucoup de plaisir à voyager en Suisse, mais je n’ai pas songé une seconde à tout arrêter. Je suis content d’avoir retrouvé un peu de calme dans la tête."

Son retour

"Je me réjouis de revenir… si je suis à 100 %. Dans ce cas, les autres n’auront pas de chance car ils devront me jouer tôt dans le tournoi. Quand Rafa est revenu, j’espérais éviter sa moitié de tableau. Je vais peut-être descendre jusqu’à la 15e ou la 16e place, ce qui n’est pas arrivé depuis 2002."

Continuer, mais à quel prix ?

"Lorsque je suis revenu à Monaco, j’ai souffert à partir du 3e match. Mon corps était fatigué. Ici, ce sera différent. Si je n’ai pas de douleur, je suis confiant pour mon retour."

Une motivation au zénith

"J’aime ce sport. Cela va de soi que j’ai l’amour du jeu. Sinon, je n’aurais pas tenu aussi longtemps. J’ai accompli tout ce que je voulais. Il me reste encore quelque chose à aller chercher. Mon absence m’a rappelé que je préfère être là. Je rêve de gagner encore un Grand Chelem et de revenir en haut du classement. J’espère encore jouer en 2018. Il est trop tôt pour me prononcer. Il me faut d’abord jouer cinq tournois consécutifs dans de bonnes conditions. Ensuite, j’écouterai mon corps. Je verrai où il en est. Vers avril, je devrais avoir ma réponse."

Le circuit sans lui

"Les fans m’ont envoyé des messages pour me dire que ce n’est pas pareil. Moi, j’aime suivre tout ce qui se passe. Ces derniers mois, j’étais toujours en ligne pour voir les résultats sur les différents tournois. J’aime savoir. Je suis attaché à ce sport. Il y aura toujours un moment après. Ce sera différent. On m’a vu durant 15-20 ans, mais il y aura un après-Federer. Et tout ira bien. Je ne m’en préoccupe pas. Un jour, je me dirai que tout sera fini et tout sera fini. Le tennis crée des stars. D’autres suivront."

Son avis sur la crise Djokovic

"Chacun vit différemment sa carrière. Je suis surpris que Djoko n’ait rien gagné depuis Roland-Garros. Je pense que, depuis son premier titre à Roland , on a vu un autre Djoko . C’est naturel. Que doit-il accomplir de plus ? Il doit juste trouver des solutions et mettre les pendules à l’heure. J’ai vécu une telle situation. Rafa aussi. Il a tout gagné. Quelle rage a-t-il encore ? A-t-il encore envie de voyager en avion autour du monde ? Je ne suis pas inquiet pour lui."

Le Big Four, c’est fini ?

"Il sera intéressant de suivre Djokovic. Murray est au top. J’espère que Rafa et moi, nous reviendrons à notre meilleur niveau."