Le Suisse a facilement battu Andre Agassi en finale: 6-3, 6-0, 6-4

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HOUSTON Avec le brio qu'on l'a vu afficher à de très nombreuses reprises cette saison, Roger Federer a remporté le Masters, dimanche à Houston, en disposant d'Andre Agassi sur le score de 6-3, 6-0, 6-4, encaissant au passage un gros chèque dont le montant se chiffre à 1,29 million d'euros.

Invaincu au cours des cinq rencontres disputées dans la compétition, ne cédant qu'un set au Kid de Las Vegas lors d'une rencontre de poule acharnée - il dut aussi sauver deux balles de match-, le géant suisse a pris son adversaire à la gorge d'entrée de jeu, distribuant le jeu avec la même aisance que lors de la demi-finale qui l'avait vu éliminer le n°1 mondial Andy Roddick. Malgré une interruption de deux heures et demie due à la pluie, au début de la deuxième manche, le joueur de Bâle a continué à exercer sa domination sur l'Américain dans les deuxième et troisième sets, concluant sur son 11e ace d'une partie longue de 88 minutes.

«C'était l'un de mes meilleurs matches cette saison, a apprécié Federer. Tout a fonctionné à la perfection. La seule chose que je n'aie pas eu à faire fut la volée, car je terminais les points très vite. Quel superbe finish! Le Masters et Wimbledon sont mes deux tournois favoris, donc je suis très content. Vous avez toujours des hauts et des bas, mais cette saison a été pleine. C'est même une année incroyable pour moi.»

Vainqueur de sept tournois au cours de la saison 2003, sur un total de douze sur le circuit professionnel, Roger Federer boucle l'année au deuxième rang mondial, à seulement 32 points de Roddick. De quoi lui donner des regrets par rapport à la seule défaite concédée face à l'Américain, en août à Montréal, où le champion de Wimbledon avait pourtant mené 4-2 dans la dernière manche. «Andy mérite sa place de numéro un», a toutefois reconnu, fair-play, le Suisse, dont le travail avec un préparateur mental lui permet de mieux maîtriser les instants de doute sur le court.

«Tu es un exemple»

Plus vieux joueur, depuis 25 ans, à disputer une finale d'un Masters qu'il a remporté en 1990, Andre Agassi a, pour sa part, reconnu qu'il n'avait jamais été dans le coup, alignant seulement 13 coups gagnants pour 30 fautes directes et aucune balle de break. Nul doute que ses quatre matches précédents, tous disputés en trois sets, auront pesé dans les jambes du trentenaire américain.

«Du début à la fin du match, j'ai senti que je n'avais aucune chance», a expliqué l'Américain, qui était resté sans jouer depuis sa demi-finale perdue à l'US Open face à Ferrero en septembre. «Il a fait ce qu'il avait à faire et il aurait probablement même pu mieux jouer. Pour moi, ça a été une semaine difficile. Cela faisait beaucoup après deux mois sans jouer. Je pense être mieux en Australie, en janvier, que je ne l'étais ici.»

Avant de se tourner vers le vainqueur et de lui adresser un beau compliment: «Tu es un exemple pour ce qui est des déplacements et du jeu, et tu me permets d'être meilleur chaque année.» Comprenez par là que le choc des générations n'a pas encore trouvé son épilogue...

Saison de rêve

HOUSTON En triomphant, dimanche, au Masters de Houston, Roger Federer a clos en beauté une saison de rêve. Le Suisse, 22 ans, a remporté pas moins de sept titres cette année, s'imposant en indoor à Marseille et à Vienne, sur dur à Dubaï et au Masters, sur gazon à Halle et à Wimbledon ainsi que sur terre battue à Gstaad, où il reçut notamment comme cadeau une... vache baptisée Juliette. Joueur tout terrain au toucher de balle d'orfèvre et aux frappes d'une précision horlogère, il termine la saison à la deuxième place mondiale. Andy Roddick, le nouveau numéro un, n'a qu'à bien se tenir. L'année 2004 s'annonce passionnante...