Après Berdych et Ferrer, il a battu Davydenko pour se hisser en finale à Dubai

DUBAI Il a envoyé un baiser en direction du ciel tellement il était ivre de bonheur. Feliciano Lopez (ATP 41) a créé la sensation, vendredi aux Emirats Arabes Unis, en se hissant en finale du tournoi de Dubai, doté de 1.426.000 dollars. Le gaucher espagnol a poursuivi sa folle épopée en battant cette fois le stakhanoviste Nikolay Davydenko (ATP 5), effaçant un déficit de 5-2 dans la dernière manche pour s'imposer 6-4, 4-6 et 7-5 après 2h24 de jeu.

"Je pense que j'ai eu du bol", avou- a-t-il, le sourire aux lèvres, à l'issue de sa victoire. "À 5-3, lorsqu'il a pu servir pour le gain du match, il a commis une ou deux fautes qui m'ont permis de réaliser le break et de revenir dans la partie. Mon grand mérite a été d'y croire jusqu'au bout et de saisir ma chance lorsqu'elle s'est présentée."

Feliciano Lopez, 26 ans, a déjà remporté un tournoi dans sa carrière, à Vienne, en 2004. Il a aussi disputé trois autres finales, dont une ici même à Dubai, il y a également quatre ans. Mais il n'a encore jamais connu une semaine aussi faste. Le natif de Tolède, qui balaye les clichés en étant l'un des derniers adeptes du service volée sur le circuit, a ainsi battu, successivement, aux portes du désert Tomas Berdych (ATP 10), David Ferrer (ATP 4) et Nikolay Davydenko. Et dire qu'il n'avait réussi à gagner qu'un seul match depuis le début de l'année...

Roddick à 200 à l'heure

"Je me sens vraiment bien ici à Dubai, poursuivit-il. Il s'agit de l'un de mes tournois favoris. Les conditions de jeu me conviennent parfaitement. J'ai d'abord battu Berdych, puis David (NdlR : Ferrer) et maintenant Davydenko. Je suis ravi de ce qui m'arrive. C'est assez incroyable, mais je me suis bien battu pour y parvenir."

Le secret de la réussite de l'Espagnol, 20e mondial fin janvier 2005, tient en une agressivité bien maîtrisée, soutenue par un service de gaucher difficile à retourner et un revers slicé bien dosé qui lui permet de défendre comme d'attaquer. Cela lui suffira-t-il pour autant pour faire mordre la poussière, en finale, à Andy Roddick (ATP 6), qui joue à 200 à l'heure dans le tournoi, et vient d'éjecter Novak Djokovic (ATP 3) 7-6 (7/5), 6-3 après avoir balayé Rafael Nadal (ATP 2) ? Pas sûr, mais on ne sait jamais. Après tout, qui aurait cru qu'il se hisserait jusque-là ?



© La Dernière Heure 2008