Les Bleus sont tombés comme les feuilles. Sur les 18 Français alignés dans le grand tabeau, 14 ont été portés disparu au 2e tour. Pourtant, tous n'avaient pas eu un tirage si compliqué: Benchetrit (face à Isner); Ugo Humbert (face à Polmans); Gasquet (face à Bautista Agut); Mannarino (face à Ramos Vinolas); Halys (face à Giron); Mayot (face à Davidovich); Simon (face à Shapovalov); Barrere (face à Dimitrov); Rinderknech (face à Bedene); Monfils (face à Bublik); Chardy (face à Rodionov); Moutet (face à Giustino); Hoang (face à Koepfer). Les supporters des Bleus n'avaient plus connu l'absence de la génération dorée (Monfils, Gasquet, Simon, Tsonga) au 2e tour à Roland depuis 2004. Moutet avait été sorti au terme d'un thriller de plus de 6h. De quoi ajouter un petit coup de déprime.

Seuls Gaston, Herbert, Paire et Bonzi ont sauvé l'honneur des membres de la FFT. Parmi ces survivants, le jeune Hugo Gaston s'est fait un nom. Il a remporté face à son compatriote Janvier son premier match en Grand Chelem. Au deuxième tour, il a surpris en dominant le tombeur de Felix Auger Aliassime. Avec sa petite taille et une main comme on dit, il a fait tourner le Japonais Nishioka durant 4 sets (6-4, 7-6, 3-6, 6-2). Il se retrouve désormais au 3e tour où il espère ne pas être le seul Français.

Hugo Gaston n'a que 20 ans. Il a le gabarit d'un Olivier Rochus. Il ne figure pas encore dans le Top 200. Au classement des moins de 21 ans, le Français est 7e. Il incarne une belle promesse d'avenir. L'an passé, il avait déjà battu un Top 1000 lors du Masters 1000 de Paris (Londero). A Roland Garros, il a à nouveau fait honneur à une wild card. Il faut dire que son premier tour était abordable. En revanche, il a dû sortir le grand jeu pour écarter Nishioka qui est aux portes du Top 50. Sur son cv, il peut se targuer d'avoir remporté la médaille d'or aux Jeux olympiques de la Jeunesse à Buenos Aires en 2018. Depuis deux ans, il a mûri en gérant mieux ses émotions. Il en aura besoin lors de son 3e tour face à Stan Wawrinka qui a survolé ses deux premiers matches.

Last but not least, Hugo Gaston présente une particularité unique sur le circuit. Il est le seul joueur à ne pas faire rebondir sa balle avant de servir. "Je ne l'ai jamais fait. Je n'aime pas. »