Tennis Le Liégeois a bien pris ses marques sur gazon avant son premier tour à Wimbledon et il sait qu’il a une carte à jouer à Londres.

Il lancera son tournoi face au Britannique Alexander Ward, 244e et invité par les organisateurs. Une entrée en lice largement à sa portée. Mais la tête de série n°11 se retrouve dans le quart de tableau de Novak Djokovic et aura potentiellement un troisième tour face à Kevin Anderson ou un huitième face à Milos Raonic.

"En général, changer de surface n’est pas un problème pour moi. Cela fait maintenant quelques semaines que je m’entraîne sur gazon et ça commence à venir de mieux en mieux. Je serai prêt, même si on a eu quelques problèmes avec la pluie. Il faut faire attention car sur gazon on peut vite se blesser."

Et Goffin ne prend pas à la légère son premier adversaire : "Je l’ai joué, et battu, une fois en Challenger en Guadeloupe en 2012, mais je ne me souviens plus trop de comment il joue et ne l’ai pas vu depuis. Je ne sais pas non plus comment il joue sur gazon mais les Anglais ont l’habitude de cette surface. Il aura tout le public derrière lui, mais c’était déjà le cas l’année dernière quand j’avais joué Liam Broady. J’espère que ce sera sur un court sympa, avec une chouette ambiance et pouvoir faire un bon match."

Sa bonne préparation lui donne la confiance nécessaire. Il a ainsi atteint les quarts à Halle, battu par Federer et a poursuivi sa montée en puissance au tournoi exhibition des Boodles à Stoke Park. "Sur gazon, il faut surtout adapter le jeu de jambes, trouver les bons appuis et ça ne vient pas tout seul. Au début on n’ose pas vraiment bouger donc on ne joue que sur le bras. Mais une fois qu’on arrive à libérer le jeu de jambes, surtout moi qui en ai besoin (rires), ça va de mieux en mieux. On est un peu dans une zone d’inconfort et ce n’est pas facile de se libérer de ça. Mais sur le programme, c’était ce que je devais faire : on verra le résultat après le tournoi."

De ce qu’on a vu cette semaine, Goffin est bien. Il a ainsi battu Novak Djokovic dans cette exhibition et a fini sur un match solide, perdu, face à Grigor Dimitrov. "La victoire face à Djokovic, c’est un peu anecdotique mais c’était quand même un bon match, dans des conditions parfaites. Mon niveau était bon donc c’est ce que je dois retenir."

La déception de la défaite en quarts de Roland-Garros est oubliée. "Oui, car même si c’est une déception, ça reste un bon tournoi donc c’est toujours un peu plus facile de passer à autre chose. Même si c’est vrai que c’était un peu difficile de perdre. Là, on passe tout de suite à autre chose et parfois ce n’est pas plus mal." Battu en huitièmes ici la saison passée, il sait que son jeu peut faire mal sur herbe : "J’ai toujours de l’ambition quand je commence les tournois mais je ne me projette jamais trop loin. Mais ça fait plusieurs années que j’ai l’impression que je me débrouille pas mal sur le gazon mais quand tu n’es pas tête de série et que tu prends Murray au premier tour… Il manquait un peu de réussite. Mais l’an dernier j’ai fait une belle saison sur gazon, et j’ai toujours cru que je pouvais bien m’en sortir sur cette surface."