Catastrophe pour le n°1 belge, éliminé de l’US Open dès le premier tour par l’Américain de 19 ans Jared Donaldson (4-6,7-5,6-4,6-0).

Tout avait pourtant si bien commencé, mais c’est en cauchemar que ça s’est terminé. David Goffin menait 6-4, 4-2 avec l’impression d’avoir le double break au bout de la raquette quand ce match du court 17 a commencé à lui échapper. Sous une très forte chaleur, le Liégeois a petit à petit décliné, perdu dans un déluge de fautes directes (22 dans le deuxième set, 56 au total) et manifestement en grande détresse sous ce soleil de plomb.

"J'étais bien parti, mais au fur et à mesure les sensations étaient de moins en moins bonnes. Je me suis focalisé sur mon service qui n'allait pas aujourd'hui, j'ai complètement perdu le rythme. Petit à petit mon jeu se décomposait et je n'arrivais plus à remettre d'intensité pour essayer de relancer la machine. J'ai perdu le fil du match. Ce n'était pas physique, c'était surtout mental : je jouais coup après coup, ce n'était plus spontané comme je le fais d'habitude. J'étais complètement ailleurs, là je me sens un peu au bout du rouleau donc c'était pas facile à gérer. C'était surtout mental, mais ça a un impact aussi sur le physique donc ça peut devenir un calvaire et une souffrance d'être sur le terrain.”

Thierry Van Cleemput : “C’est un mini burn out”

“Je ne l’ai pas vu venir… Il a fait un match de merde, est passé complètement à côté alors que le début était bon. Quand il a eu le break dans le premier set, il a commencé à jouer moins bien, n’a pas fini ce set de manière très propre. Dans le deuxième tout va bien, il doit mener double break et puis là ça a été l’absence totale : le vide absolu. Et pire encore : plus aucune réaction. Ce n’est pas physique, c’est mental. C’est déjà arrivé avec David, même si pas à ce point-là, donc le problème est clair.

Si j’entends encore parler de Top 10 et de Masters alors que ce n’est pas à l’ordre du jour…Ce n’est pas comme ça que l’on peut gérer David Goffin. Ce n’est pas possible pour lui. C’est un garçon qui a sa sensibilité, qui fonctionne d’une manière particulière. Il a ses qualités et ses défauts, il faut se focaliser sur ses qualités et surtout ne pas ouvrir la boîte de Pandore parce qu’on ne sait ce qu’il y a derrière. On l’a vu aujourd’hui. Je ne veux pas qu’àun certain moment on commence un Grand Chelem en se voyant au troisième ou au quatrième tour, ou en quarts ou en demies. Est-ce que vous pensez que lorsque quelque chose se passe comme ça, c’est conscient ? Il n’y a rien de plus fort que l’inconscient. Aujourd’hui si je suis triste c’est parce que j’avais un athlète en souffrance psychologique sur le terrain, et les conséquences de ça c’est un mini burn out de compétition. Mais on s’en sortira si on a la bonne stratégie.”