«Si je vais à Roland-Garros, c’est parce que j’ai la conviction de pouvoir défendre mes chances en possession de mes meilleurs moyens», a-t-elle déclaré mardi matin

WÉPION Il n'est pas simple de gagner sa place dans le clan de Justine Henin. Il y est arrivé, au point de se rendre quasiment indispensable. Préparateur physique de la n°1 mondial depuis deux ans, Pat Etcheberry est devenu un personnage clé dans les succès de la Rochefortoise. «C'est une fille fantastique. Une vraie championne. Elle est restée la même malgré ses récents succès. C'est un honneur de collaborer avec elle», nous explique-t-il d'entrée.

Chilien de naissance mais Américain d'adoption, Pat Etcheberry fut, jadis, un excellent athlète, spécialisé dans le lancement du javelot. Après des études d'éducation physique à l'Université du Kentucky, il s'est spécialisé dans la préparation des athlètes de haut niveau et, plus spécialement, des champions de tennis. Son quartier général de Saddlebrook, en Floride, fait désormais référence dans les coulisses du sport. «J'ai notamment travaillé avec Jim Courier, Pete Sampras, Arantxa Sanchez, Sergi Bruguera et Monica Seles. Mais j'entraîne aussi des champions de golf et de football américain.»

Sa recette? «Je leur demande, d'abord, quels objectifs ils souhaitent atteindre. J'adapte ensuite mon programme à leur ambition...» On le dit très exigeant et dur. «Je dis aux athlètes qui viennent me voir ce qu'ils doivent entendre, pas ce qu'ils ont envie d'entendre!» ironise-il.

A la question rituelle de la première rencontre, Justine Henin répondit clairement : «Je veux devenir numéro un mondial». Le message a été reçu cinq sur cinq! «C'est la première fois qu'une joueuse avait un objectif aussi clair et précis. Même Courier, avec qui on la compare souvent par sa volonté de se surpasser, n'avait pas eu cette réponse.»

Au fil des mois, une grande complicité est née entre la championne et son préparateur physique. «On marche à la confiance. Nos objectifs sont communs. Moi aussi, je veux devenir le n°1 mondial dans ma profession», ajoute Etcheberry.

Les séances sont parfois épuisantes. Courses, haltères, exercices de fond: il ne manque rien. «Je la pousse parfois dans ses derniers retranchements, c'est vrai. Mais c'est pour son bien. A Saddlebrook, où elle vient régulièrement s'entraîner, elle a déjà pleuré. Mais je lui ai rappelé qu'elle penserait à moi lorsqu'elle aurait une belle coupe dans les mains. J'avais raison...»

Ces heures et ces heures de souffrance, c'est le prix à payer pour gagner. «Et Justine l'a parfaitement compris. Je ne l'ai jamais vue se plaindre. Au contraire. J'ai déjà testé ses réactions en lui programmant des séances virtuelles démentielles. C'était fou. Mais elle était partante...»

Toute la préparation physique de Justine Henin est supervisée Pat Etcheberry. «Je suis en contact avec Carlos Rodriguez toute la saison. Chaque semaine, je lui envoie un programme très précis à suivre. Rien n'est laissé au hasard. Et je sais qu'elle le respecte à la lettre. Elle a même installé un petit gymnase chez elle. Lorsqu'elle vient chez moi, à Saddlebrook, on travaille davantage le fond...»

Etcheberry, élevé dans le sérail du sport américain, ne cache pas son admiration pour son élève de Belgique! «Tout le monde connaît son talent naturel une raquette à la main. Mais elle a, aussi, la volonté et la discipline des plus grands. J'ai eu l'occasion de travailler avec le golfeur anglais Nick Faldo. Il était venu me voir en fin d'année à Saddlebrook. Le 31 décembre, il me demande une faveur. Je m'attends à ce qu'il sollicite un congé pour le lendemain du réveillon. Mais il me dit : «Au lieu de commencer notre séance à 6 heures du matin comme d'habitude, pourrait-on la commencer à 7 heures? Justine, c'est le même genre. Le même souci de la perfection. Maintenant qu'elle est n°1, son souhait est de le rester le plus longtemps possible. Elle en veut toujours plus...»

Arrivé en Belgique jeudi dernier, Pat Etcheberry a élu résidence dans un hôtel de Wépion, à quelques centaines de mètres de l'appartement de Justine. «A sa demande, je suis venu un peu plus tôt que prévu pour essayer de peaufiner sa préparation avant Roland-Garros. On travaille dur. Mais on va y arriver...»

Dans la foulée, l'entraîneur physique accompagnera également Henin à Roland-Garros. «Avec Justine et Carlos, on forme une équipe. Le courant passe très bien. L'objectif est le toujours le même: gagner...»








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