Il n'y a plus que Malisse pour sauver l'honneur!

Tennis

ENVOYÉ SPÉCIAL EN FRANCE MIGUEL TASSO

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Il n'y a plus que Malisse pour sauver l'honneur!
© Belga
Le Flandrien a bénéficié de l'abandon d'Elsner. Il affrontera samedi Albert Costa

PARIS Il ne pouvait rêver de victoire plus facile. Opposé à l'Allemand Daniel Elsner, Xavier Malisse s'est imposé en 54 minutes, profitant de l'abandon de son adversaire qui souffrait d'une infection virale. Lorsqu'il jeta l'éponge, incapable de tenir l'échange, Elsner était mené 6-3 et 4-0. «Je suis très content d'avoir évité une rencontre longue et éprouvante. J'avais besoin de récupérer après ma série de matches de la semaine dernière à Sankt Pölten. Dans ce contexte, l'abandon de mon adversaire tombait à point nommé. Ceci dit, ce genre de victoire laisse toujours un goût particulier. Elle n'a pas la même saveur...»

Voilà donc le Courtraisien parachuté au troisième tour de l'épreuve parisienne pour la troisième fois de sa carrière. L'an passé, au même stade du tournoi, il avait été battu par Andre Agassi. Samedi, c'est un autre ancien vainqueur qui l'attendra au coin du bois de Boulogne: l'Espagnol Albert Costa, lauréat de l'édition 2002 et spécialiste par excellence de la terre battue. «Je n'ai pas besoin de le dire: ce sera très difficile. Costa, sur terre, c'est du solide. Pour moi, c'est l'un des cinq meilleurs du monde sur cette surface. Mais j'aurai ma chance, c'est certain. J'ai de bonnes sensations. Je touche bien la balle...»



Les deux joueurs se connaissent bien. Ils se sont déjà affrontés à deux reprises cette saison. Le Flandrien s'est imposé à Miami en deux sets et le Barcelonais à Hambourg en deux sets également. «Mais la terre était très lente. Il pleuvait. J'ai commis un maximum de fautes directes. Je n'étais vraiment pas dans le coup. Théoriquement, cette fois, ce sera différent. Les balles sont plus rapides, le temps est plus sec. Et puis, surtout, je me sens beaucoup mieux...»

Et c'est vrai que Xavier Malisse respire la forme et la santé. Il a l'air détendu, bien dans sa peau. A la scène comme à la ville. Le double effet, sans doute, d'un nouvel entraîneur - Philippe Dehaes - et d'une nouvelle fiancée - Shilla D'Armas, une jolie blonde Vénézuélienne qui étudie à Miami et qui l'accompagne à Paris.

«Dans ma carrière, j'ai toujours eu des up and down. Là, je traverse une bonne période. Un peu comme à Wimbledon en 2002 lorsque j'ai atteint la demi-finale. J'ai revu quelques cassettes de mes prestations sur le gazon londonien. J'ai l'impression d'avoir retrouvé la même aisance dans les coups...»

Une chose est sûre, face à Albert Costa, Xavier va jouer son jeu. «Si je relève le défi du fond du court, je n'aurai aucune chance. Il me faudra prendre des risques, être agressif, quitte à commettre quelques fautes directes. Je dois accepter de rater des points pour en gagner d'autres...»

Nul doute que Philippe Dahaes trouvera, ces prochaines heures, les mots pour faire passer le message. A l'évidence, Malisse apprécie à sa juste valeur les conseils de son coach. Il accepte son discours, fût-il strict.

«Je deviens moins têtu qu'avant, plus ouvert. Sur le court, je tente même des choses qui ne me plaisent pas nécessairement...»

Dernier joueur belge encore en lice, Xavier Malisse sait que tous les regards du plat pays se tournent désormais vers sa personne. Mais cette pression-là, aussi, est positive. «Elle ne va, en tout cas, rien changer à ma motivation...» dit-il.

© Les Sports 2004

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