La Polonaise Iga Swiatek (4e) et la Roumaine Simona Halep (26e), qui ont validé leur billet la veille, complètent le dernier carré dans le tableau féminin.

Badosa (7e mondiale) n'a eu aucun mal à se défaire 6-3, 6-2 de la Russe Veronika Kudermetova (24e), qui s'était pourtant imposée lors de leurs trois premières confrontations.

"Contre elle, je faisais les mêmes erreurs, cette fois je voulais que cela cesse. J'ai très bien servi et j'ai été plus agressive", a commenté à chaud l'Espagnole de 24 ans, en quête d'un deuxième titre cette saison après sa victoire au tournoi de Sydney en janvier.

Badosa se sent chez elle à Indian Wells depuis sa victoire en octobre, lors de la précédente édition reprogrammé en raison de la pandémie de Covid-19. Elle n'a effectivement donné aucun espoir à sa rivale.

L'Espagnole a d'abord breaké pour mener 3-1 dans le premier set, puis conservé cet avantage sans trembler, n'ayant à effacer qu'une balle de débreak à 5-3. La seconde manche fut plus expéditive, après un passage de Kudermetova au vestiaire, Badosa s'emparant à deux reprises du service de sa rivale pour conclure en 1h19.

Kyrgios sera frais

Plus tôt, Maria Sakkari (6e mondiale), qui n'avait jamais passé le cap des 8es de finale dans le désert californien, a écarté 7-5, 6-4 la Kazakhe Elena Rybakina (20e).

Malgré une entame délicate, menée 3-0 par une adversaire qui l'avait battue lors de leur première confrontation, en 2020, en demi-finale du tournoi de Saint-Pétersbourg, la Grecque a su refaire son retard (4-4) avant de reprendre une deuxième fois le service adverse en se montrant la plus agressive dans les échanges.

Au second set, Sakkari, en quête d'un deuxième titre sur le circuit féminin après le tournoi de Rabat en 2019, a d'abord dû sauver quatre balles de break d'entrée, avant de ravir le service de Rybakina au jeu suivant. Après quoi, elle a sans peine conservé cet avantage pour s'imposer en 1h40, sur sa troisième balle de match.

Chez les hommes, le dernier carré n'est pas encore déterminé, mais la perspective d'un alléchant duel 100% espagnol pourrait devenir réalité jeudi, puisque Rafael Nadal et Carlos Alcaraz pourraient pour la première fois croiser leurs raquettes.

Il faudra d'abord que le premier, devenu fin janvier le plus titré en Grands Chelems avec un 21e sacre glané à l'Open d'Australie et toujours invaincu en 2022, remporte une 19e victoire d'affilée, face à Nick Kyrgios (132e). Sorti des qualifications, l'Australien sera bien frais car il a n'a pas joué son 8e de finale, bénéficiant du forfait de l'Italien Jannik Sinner (N.10), malade.

Choc générationnel en vue

Ce paramètre pourrait avoir son importance car Nadal, qui mène 5-3 dans leurs face-à-face, n'a pas caché que depuis deux matches son pied gauche, opéré l'an passé et qui l'avait contraint à plus de quatre mois d'absence, le fait souffrir un peu plus que d'habitude.

"J'espère que mon pied tiendra le coup (...) Si quelque chose arrive, je devrai l'accepter", a dit le Majorquin de 35 ans après avoir éliminé mercredi l'Américain Reilly Opelka.

Très impressionnant depuis le début du tournoi, Alcaraz, son cadet de 17 ans, va lui devoir écarter le tenant du titre, le Britannique Cameron Norrie.

Il l'avait battu lors de leur première confrontation au 1er tour de l'US Open l'an passé, où il s'était justement révélé en atteignant les quarts, après avoir au passage éliminé le Grec Stefanos Tsitsipas, alors 3e mondial.

Mercredi soir en 8e de finale, Alcaraz n'a laissé aucune chance à Gaël Monfils, battu 7-5, 6-1, et il est devenu le plus jeune joueur à atteindre les quarts à Indian Wells depuis l'Américain Michael Chang, qui en avait 17 en 1989 mais s'était arrêté à ce stade.

Alcaraz pourrait faire encore mieux, avec en ligne de mire un possible choc générationnel préalable à un inévitable passage de témoin pour l'Espagne du tennis, décidément très gâtée.