Le problème n’est pas physique puisqu’en demi-finale Joachim Gérard a battu celui qui est considéré comme le Roger Federer de la discipline, le Japonais Shingo Kunieda, après un combat de 2h46. Le problème n’est pas technique puisque notre compatriote possède toutes les armes pour faire chuter les meilleurs dans sa discipline comme le prouvent ses quatre titres au Masters. Par contre, samedi, en finale face au Britannique Alfie Hewett, le problème a été mental pour le quatrième mondial qui n’est pas parvenu à tuer la rencontre quand il a hérité de quatre balles de 4-1 dans le troisième set avant de sombrer. Jo a avoué après le match qu’il s’était vu gagner. Dans un premier temps, la déception était donc présente chez lui puis notre médaillé olympique à Rio s’est repris pour voir le positif avec cette deuxième finale en Grand Chelem de sa carrière.

“Si je continue dans cette direction, je ne vois pas pourquoi la balle ne finirait pas par rouler pour moi. Après des demi-finales à l’Open d’Australie et à l’US Open, j’ai atteint une finale ici à Roland-Garros, ma deuxième en Grand Chelem. J’ai aussi réussi à battre Shingo Kunieda, le n°1 mondial, qui a triomphé à Melbourne et à New York. Je suis même le seul à l’avoir battu cette année, à deux reprises. Pour moi, c’est très important. Cela prouve que j’ai les armes pour réaliser de grandes performances. Et je pense l’avoir prouvé cette semaine. Je signe des deux mains pour disputer un tournoi comme celui-ci chaque année.”

Le prochain grand objectif de la saison sera de décrocher un nouveau Masters. Prévu aux États-Unis, il a été annulé dans un premier temps mais pourrait finalement se dérouler aux Pays-Bas.