Le Canada avait déjà ressenti le grand frisson lors de l’édition 2016 à Wimbledon. Milos Raonic avait battu le grand Federer en cinq sets en demi-finales avant de s’incliner contre Andy Murray.

Cette année, l’émotion est différente. Deux Canadiens se sont hissés en quarts de finale. Le jeune Denis Shapovalov a vaincu en trois sets la 8e tête de série, Roberto Bautista Agut 6-1, 6-3, 7-5. "J’ai joué vraiment, vraiment sans faute. J’ai l’impression que tout fonctionne pour moi", explique celui qui est revenu sur son enfance. "Prouver que les gens ont tort est ce qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. J’étais un enfant qui a grandi sans l’aide d’une fondation, seul avec mes parents, dépensant littéralement chaque dollar qu’ils gagnent de leur travail dans ma carrière. Devoir toujours faire mes preuves, ne pas toujours être assez bon, ne pas être choisi dans les équipes et les places. Ça a toujours été comme ça pour moi. C’est comme ça que je continue à m’inspirer. Je ne suis pas du tout une personne haineuse. Je ne pense pas avoir de rancune. Mais cela me motive."

En début de soirée, son pote Felix Auger Aliassime a fait encore plus fort en venant à bout d’Alexander Zverev en émergeant au cinquième set 6-4, 7-6, 3-6, 3-6, 6-4. "C’est incroyable", raconte celui qui n’a que 20 ans. "Tu vis toute ta vie pour vivre un tel rêve. Ce succès reste comme mon plus beau. C’est fou. Le match a été difficile."

Le Canada n’a pas fini de rêver. En quart, Auger-Aliassime joue Berrettini. Shapovalov affronte Khachanov. Tout est permis.