Justine Henin vide son sac!

Tennis

Miguel Tasso

Publié le

Justine Henin vide son sac!
© Pirard
Justine Henin répond aux insinuations de Lei Clijsters et de Filip Dewulf

BRUXELLES C’est à son arrivée à l’aéroport de Bruxelles-National que Justine Henin a appris, de la bouche même de son coach Carlos Rodriguez, déjà rentré la veille, la polémique née des déclarations de Lei Clijsters et de Filip Dewulf, notamment. Pour rappel, le père de Kim et l’ancien joueur limbourgeois s’étonnaient, dans les colonnes de nos confrères du Belang van Limburg, de la nouvelle masse musculaire de la Rochefortoise et laissaient, en catimini, planer au-dessus des performances de la championne de l’US Open l’ombre du dopage. "Je ne souhaite pas créer de polémique inutile. Mais ce n’est pas très sympathique! J’ai toujours crié haut et fort mon refus de recourir à toute substance interdite. J’ai toujours été très attachée à ces problèmes d’éthique. J’ai toujours été tout à fait clean à ce niveau", confie, d’entrée, la Rochefortoise.

Encore toute à sa joie de son triomphe new-yorkais, Justine aimerait bien évoquer d’autres sujets. Plus souriants. Mais elle se doit de couper court aux rumeurs. Elle le fait d’un ton posé, en termes choisis. "Mon seul dopage, c’est le travail. Je bosse très dur depuis un an, en Floride, pour améliorer ma résistance physique et ma puissance athlétique. J’en ai vraiment bavé. J’ai sué à grosses gouttes des heures durant, sous un soleil de feu. Parfois, j’en ai même pleuré tant j’étais au bout de moi- même. Ceux qui ont assisté à ces séances d’entraînement avec mon préparateur physique Pat Etcheberry à Saddlebrook peuvent en témoigner..."

On devine dans ses paroles une légitime déception. "J’aurais préféré que l’on m’accueille autrement, que l’on parle de mes exploits, de ma demi-finale face à Capriati où j’ai signé un de mes plus beaux succès. Tout cela est ridicule et petit", dit-elle à l’heure d’évaluer les propos de Lei Clijsters et de Filip Dewulf.

"Pour ma part, j’essayerai simplement d’apporter ma réponse sur le court. A mes yeux, c’est la seule qui compte…" Et Justine de rappeler qu’elle a été contrôlée à New York. "J’ai subi des analyses d’urine et de sang. Je ne comprends vraiment pas les raisons de ce genre de déclarations…" Justine retrouva sa bonne humeur en découvrant, dans le hall d’arrivée de Zaventem, quelques dizaines de supporters qui avaient spécialement effectué le déplacement pour fêter sa victoire à Flushing Meadow. Elle signa quelques autographes, posa pour quelques photos en compagnie des douaniers ou de sympathisants, puis s’éclipsa discrètement dans la foulée de son mari Pierre-Yves. "J’avoue que j’avais un peu le mal du pays. Sept semaines aux Etats-Unis, c’est long. Et puis, j’ai hâte de découvrir l’état d’avancement de notre nouvel appartement à Wépion. J’ai envie aussi de prendre du repos, de décompresser…"

Théoriquement, son prochain tournoi sera celui de Leipzig, en Allemagne, la semaine du 22 septembre. "Mais je veux d’abord passer des tests pour connaître l’évolution de mes petits problèmes au dos. J’en saurai plus dès ce mercredi après une visite à l’hôpital universitaire de Liège…"

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