Elle soigne sa cheville en lisant des livres sur le... mariage

MELBOURNE Kim Clijsters (WTA 2) va bien. Merci pour elle. Du moins, autant que faire se peut. Blessée à la cheville lors de la Hopman Cup et absente la semaine dernière à Sydney, la Limbourgeoise se sera quelque peu rassurée en passant sans encombre l'écueil du premier tour, mardi soir, à Melbourne. Dans la Rod Laver Arena, la favorite du public australien, qui arborait une toute nouvelle tenue bleue très estivale, a facilement disposé de l'Allemande Marlene Weingartner (WTA 51) en deux petits sets 6-3, 6-2.

«Avant tout, j'étais très heureuse de pouvoir me retrouver sur le court », confia-t-elle après avoir reçu un porte-plume de l'Association internationale des journalistes de tennis en tant que meilleure ambassadrice de sa discipline. «Ensuite, je sentais vraiment bien la balle. Mon jeu de jambes n'était pas parfait mais je ne pouvais m'attendre non plus à ce qu'il le soit pour un premier match. Je n'ai guère effectué de grands écarts, c'est vrai, mais cela ne s'est pas avéré nécessaire non plus. De toute manière, je m'appuie sur ma jambe droite pour les faire. Je ne risque donc rien.»

Il est évidemment beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions de cette première sortie mais il est clair que le fait d'avoir pu évoluer sans trop de gêne constitue un élément positif pour Kim Clijsters. Le tout, maintenant, sera de voir comment sa cheville réagira. Et cela, elle ne le découvrira évidemment que ce mercredi matin à son réveil.

«J'ai fait de la boxe... mais pas contre Lleyton»

«La lésion n'est pas guérie. Le problème est toujours là. Ce n'est pas une blessure qui s'en ira par enchantement. Il se pourrait que je doive me faire opérer si la situation s'aggrave, mais ce ne serait pas gai de se retrouver trois mois sur la touche. Les traitements par ultrasons et glace ont déjà fait en sorte de diminuer le gonflement. Il ne faut, en tout cas, pas que je fasse la folle. J'espère que je ne connaîtrai pas trop de désagréments et que cela ira pour mon prochain tour.»

La lauréate du Masters, qui rencontrera jeudi l'Italienne Maria Elena Camerin (WTA 92), devra donc adopter une tout autre attitude durant les deux prochaines semaines. Outre vivre au jour le jour et croiser les doigts pour que sa cheville tienne le coup, elle devra avant tout faire en sorte de se ménager au maximum. Pour quelqu'un qui déborde d'énergie au point d'avoir été faire du squash, du mountain bike, de la natation et même de la boxe (!) durant sa période de préparation aux antipodes avec Lleyton Hewitt, cela ne sera peut-être pas si facile...

«Je vais devoir avant tout être préoccupée par ma santé, mais c'est normal. Sans elle, après tout, je ne pourrais pas figurer sur le terrain. La boxe, c'était vraiment chouette. Je n'ai pas boxé contre Lleyton, mais simplement contre un gros sac. J'ai mis les gants, histoire de bien protéger mes poignets. Vous devriez essayer, sourit-elle. Et puis, je n'ai pas vraiment de quoi m'ennuyer pendant les séances de kinésithérapie. J'ai déjà acheté et lu beaucoup de livres sur le mariage. J'en ai notamment reçu de Lindsay Davenport et d'une kinésithérapeute de la WTA qui s'est mariée le 6 décembre dernier. Il ne faut certes pas en tirer de conclusions hâtives. J'en lisais déjà avant d'être fiancée.»

De quoi alimenter encore plus les rumeurs qui laissent entendre une union pour le courant de l'année. Peut-être une opportunité à saisir pour les bookmakers...

© Les Sports 2004