"C'est une belle opportunité et je vais tout faire pour la saisir." 

Kimmer Coppejans (ATP 216) n'est plus qu'à une marche de figurer pour la première fois de sa carrière dans le tableau final de l'Australian Open de tennis après sa victoire jeudi contre l'Espagnol Alejandro Davidovich Fokina (ATP 241). L'Ostendais, 24 ans, s'est en effet hissé au troisième tour des qualifications en s'imposant 6-2, 3-6 et 6-3 sur le court N.14 du Melbourne Park.

"Je suis content", raconta-t-il à Belga après sa victoire. "Même si j'ai dû disputer trois sets, mon niveau de jeu était meilleur que lors de mon match contre Ruben Bemelmans, qui s'était blessé à la cuisse après le premier set. Je suis resté constant jusqu'à la fin et j'ai bien négocié les points importants, alors que mon adversaire avait repris du poil de la bête dans le deuxième set. J'ai le sentiment qu'après deux années très difficiles, où je me suis enfoncé dans une spirale négative, je retrouve un bon niveau. Je suis revenu vers le coach de mes débuts (NdlR : Mike Lynch) et je m'entraîne également trois jours par semaine dans l'académie de Kim Clijsters. Et l'évolution est positive."

Ancien vainqueur du tournoi juniors de Roland Garros, Kimmer Coppejans affrontera ce vendredi l'Italien Stefano Travaglia (ATP 139). En cas de victoire, le Flandrien disputerait son deuxième tournoi du Grand Chelem après Roland Garros en 2015, où il s'était incliné au premier tour contre le Français Nicolas Mahut.

"Je le connais bien pour avoir déjà perdu deux fois contre lui", a-t-il poursuivi. "C'est un joueur qui est capable du meilleur comme du pire. Il peut être très dangereux, car il a un bon service et un gros coup droit. Maintenant, je crois en mes chances. Depuis l'été dernier, où j'étais encore 372e au classement ATP, les choses vont vraiment dans le bon sens. L'enjeu sera important, mais je vais tâcher de ne pas me mettre trop de pression. Je sais d'où je viens et cette qualification serait un beau bonus. Et puis, j'ai surtout envie de rendre mon papa, fier. Il est décédé au mois de novembre dernier. Cela n'a pas été évident à gérer, mais on se serre les coudes."