Sa victoire face à Craybas a ouvert la porte de la qualification

OSTENDE Histoire de la motiver encore plus, Carl Maes avait glissé, sur la chaise de Kirten Flipkens, un petit papier avec le nom de... Rafael Nadal. Une façon com-me une autre pour le capitaine bel-ge de pousser sa joueuse à se surpasser. "Mais je n'avais pas vraiment besoin de tout cela. J'avais la rage de vaincre et j'étais déjà motivée à 200 %" , explique la Limbourgeoise. Obligée d'ouvrir le feu, samedi, face à Jill Craybas, Kirsten Flipkens a parfaitement rempli son rôle, offrant à la Belgique un premier point très important. "J'ai connu des hauts et des bas. Mais à la fin, j'ai réussi à m'imposer. C'est ma première victoire en Fed Cup dans un match se disputant en Belgique. C'est aussi l'une des plus belles de ma carrière ", ajoute-t-elle. Âgée de vingt ans, Flipkens (WTA 122) tarde à confirmer, au plus haut niveau, les grands espoirs déposés en elle lorsqu'elle remporta, chez les juniors, les tournois de Wimbledon et de l'US Open. Souvent blessée, assez fragile mentalement et irrégulière dans ses prestations, elle attendait une sorte de déclic. Ses victoires face à Craybas, obtenue sous pression, et face à Washington (hier, sur abandon de l'Américaine) le lui procureront peut-être. "Je sais que je vaux mieux que mon classement", précise-t-elle. Face à Craybas (WTA 70), une joueuse sans grand relief, Flipkens a montré deux visages. L'un, généreux et offensif; l'autre, attentiste et irrégulier. Avec, à la clé, les inévitables sanctions : alors qu'elle menait 4-1 dans le premier set, elle se fit rejoindre, puis dépasser. Et alors qu'elle s'était envolée 4-0 dans la dernière manche, elle se fit remonter jusqu'à 4-4." Heureusement, j'ai su me reprendre sur la fin. J'ai lâché davantage mes coups, j'ai pris l'initiative..." C'est effectivement le jeu naturel de la joueuse de Filip Dehous. Et c'est sur un smash qu'elle scella, d'ailleurs, sa victoire !



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