Après le fiasco de l'Adria Tour, la Belge ne doit pas être la seule à se poser des questions.

Le monde du tennis a vécu une semaine contrastée. Tout d'abord, l'ATP et la WTA ont dévoilé leur calendrier de reprise en vue de la fin de saison laissant aux joueurs un espoir de refouler les terrains en cette fin d'année avec la possibilité de disputer deux Grands Chelems (US Open et Roland-Garros).

Une lueur d'espoir après plusieurs mois d'incertitudes et loin des courts qui a rapidement été chahutée par l'échec de l'Adria Tour. Lors de ce tournoi d'exhibition organisé par Novak Djokovic de nombreux joueurs et membres du staff participants ont été contaminés au Covid-19 prouvant pour tous ceux qui l'auraient oublié que le virus circule encore dans notre société.

Dans ce contexte, notre compatriote Kirsten Flipkens, actuellement 77e mondiale, estime déraisonnable d'organiser un événement tel que l'US Open. "C'est seulement moi ou il est insensé que l'US Open figure toujours au programme ? Des joueurs sont testés positifs au Covid-19. Donc si une personne est positive lors de l'US Open, tout le monde devra respecter une quarantaine de deux semaines ? Ce qui signifie qu'ils n'auraient d'autre choix que d'annuler le tournoi, non ?", s'est-elle interrogée sur les réseaux sociaux.

Dans le monde du tennis, les avis sont partagés. Comme Flipkens, de nombreux joueurs ne semblent pas très chauds à l'idée de voyager d'un coin à l'autre de la planète pour y disputer certains tournois alors que l'épidémie n'est pas encore terminée et qu'un vaccin est encore loin d'être trouvé. Si Serena Williams et Bianca Andreescu ont déjà annoncé qu'elles participeraient à l'US Open, d'autres joueurs comme Simona Halep ou Novak Djokovic (avant l'Adria Tour) envisageaient de snober la tournée américaine pour se concentrer sur la saison européenne.