Lundi, Barbora Krejcikova refusait de monter sur le court avant son huitième de finale. Mercredi, elle se hissait avec autorité en demi-finale. La Tchèque de 25 ans, qui a remporté son premier titre WTA à Strasbourg il y a deux semaines, avait un horrible tableau.

Elle a été à 8 points de l’élimination contre Kristyna Pliskova au premier tour. Elle a ensuite dû se farcir la tête de série n°21 Alexandrova, puis la n°5 Svitolina avant son huitième contre l’ancienne n°3 mondial Sloane Stephens et enfin la star montante Coco Gauff.

Krejcikova avait surtout connu ses heures de gloire en double. Elle ne vit que son cinquième Major en simple. Sur le court, elle offre l’assurance d’une joueuse aussi réaliste qu’expérimentée. Pourtant, derrière ces coups dévastateurs, se cache une fille fragile qui a livré un témoignage poignant.

Dès le matin, elle était en proie au stress. "Je ne sais pas pourquoi. J’étais très stressée. Une demi-heure avant le match, je ne voulais même pas rentrer sur le court, tellement je me sentais mal. J’ai dû m’enfermer dans le vestiaire et parler à ma psychologue. Je pleurais."

Sa psy a mis des mots sur ses maux en dédramatisant. Après le premier point du match, le stress s’est envolé.

Face à la presse, elle était heureuse de libérer sa parole. Une semaine après le séisme Osaka, le tennis féminin poursuit sa mise à nu.