Tennis Il n'est plus à son coup d'essai, loin de là même...

Lorsque Kyrgios se laisse aller à quelques confessions et autres états d'âmes, cela fait souvent du dégât.

Une fois de plus, le badboy du circuit fait parler de lui à l'issue de la longue interview qu'il a accordée à nos confrères australiens de NCR Tennis Podcast.

Interrogé sur les stars de l'ATP, l'Australien se lâche au moment d'évoquer le numéro 1 mondial Novak Djokovic. "Il a un terrible besoin d'être aimé. Cela en devient une obsession maladive, il veut être Roger (NdlR: Federer). Je ne parviens à supporter ça et parfois cela en devient même embarrassant", balance-t-il, avant de souligner que si le Serbe "dépassera le nombre de Grands Chelems de Federer, il ne sera jamais le plus grand pour moi". Et histoire de clôturer le massacre, Nicky souligne même sa détestation des célébrations de Nole. "Si je l'affronte et que je le bats, je ferai sa célébration devant lui. Ce sera hilarant, non ?"

Un autre monstre sacré se révèle également copieusement égratigné. Rafael Nadal en prend pour son grade. "Il est mon exact opposé. C'est quelqu'un de très excessif", souligne Kyrgios. "Quand il gagne, tout va bien, il ne critique pas ses adversaires. Mais dès que je le bats, il dit: 'Il n'a pas de respect pour moi, pour mes fans, pour le jeu'". Ambiance... "Bref, on est trop différents. Il faut l'accepter", conclut-il.

S'il ne fait plus partie du haut de l'affiche, Fernando Verdasco pointe lui au sommet de la tornade verbale du fantasque Aussie. "C'est la personne la plus arrogante du monde. Il ne dit pas bonjour. Il n'a aucune humilité!". Ça a le mérite d'être clair...

En marge de ce tableau de chasse, Kyrgios avoue aussi partagé de très bons moments auprès d'autres sociétaires du circuit comme Kokkinakis, Tiafoe, Murray ou Lopez qu'il associe à des potes. Quant à son admiration, il l'a réserve au Maître Federer. "C'est le plus grand de tous les temps", clame-t-il.

Un entretien fleuve à écouter ci-dessous (à partir de la 33e minute)