L'Australie a tout à perdre

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Serge Fayat

Publié le

L'Australie a tout à perdre
© EPA
L'Espagne ne dispose que d'un seul court en gazon

MELBOURNE Sur le papier, il n'y a pas photo. Possédant l'avantage du terrain, l'Australie partira largement favorite, vendredi, lorsque commencera, à Melbourne, la finale de l'édition 2003 de la Coupe Davis. «Il n'y a qu'un seul court en gazon dans toute l'Espagne!» glisse avec le sourire Juan Avendano, l'entraîneur de l'équipe espagnole, conscient de l'ampleur de la tâche qui attend ses joueurs.

Avec dans ses rangs Mark Philippoussis (ATP 9), récent finaliste de Wimbledon, Lleyton Hewitt (ATP 17), lauréat l'an dernier, et Todd Woodbridge, l'un des tout meilleurs joueurs de double, l'Australie aura même, quelque part, tout à perdre sur le court en gazon spécialement aménagé dans la Rod Laver Arena de Melbourne Park. Histoire de mettre tous les atouts de leur côté et d'éviter la terrible mésaventure d'il y a deux ans, lorsque la France était venue s'imposer dans des circonstances similaires, les joueurs de John Fitzgerald s'entraînent déjà d'arrache-pied depuis une semaine.

«La défaite en finale à 2000 à Barcelone est encore dans ma mémoire, confie Lleyton Hewitt, qui affrontera normalement Juan Carlos Ferrero vendredi. J'ai l'occasion de débloquer cette finale dès le premier jour et j'estime que je suis suffisamment fort pour y parvenir», ajoute le petit ami de Kim Clijsters, invaincu dans l'épreuve cette année.

Lleyton Hewitt a déjà entamé sa préparation spécifique mardi dernier à Kooyong. Mark Philippoussis, Todd Woodbridge et Wayne Arthurs l'ont rejoint le lendemain, tandis que l'équipe d'Espagne n'est arrivée en Australie que le jeudi et Juan Carlos Ferrero (ATP 3), le samedi.

«Je ne serais pas rentré en Espagne après le Masters, a déclaré Todd Woodbridge. Les courts en herbe en Australie sont plus durs et donc plus rapides que ceux de Barcelone.»

Les Espagnols, en tout cas, ne se font pas de bile. Ils ont déjà établi leur stratégie mais ont décidé de la garder secrète jusqu'au tirage au sort, jeudi.

«Je sais déjà qui jouera en simple vendredi...» sourit Feliciano Lopez (ATP 28), huitième de finaliste à Wimbledon, qui pourrait être préféré à Carlos Moya (ATP 7). «C'est un secret, ajoute le capitaine Jordi Arrese. Nous le dévoilerons jeudi.»

Les Espagnols s'amusent. Sera-ce encore le cas ce week-end?

© Les Sports 2003

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