La deuxième nuit à l’US Open a été marquée par l’élimination de Kim Clijsters, peu de surprises et quelques belles rencontres.

Medvedev rapide et efficace

Le finaliste malheureux de l’édition 2019 où il s’était incliné face à Nadal lors du dernier match de la quinzaine, Daniil Medvedev est à New York pour décrocher son premier Grand Chelem. Et le Russe ne veut pas perdre des forces lors des premiers tours. Une mission remplie cette nuit avec une démonstration face à Federico Delbonis écarté en trois petits sets (6-1, 6-2, 6-4). "Le plus satisfaisant, c’est le score, de gagner en trois sets et de finir avant minuit. Je n’ai pas fait de coups folie, mais j’ai été constant. C’était une performance solide.” On le confirme.

Berrettini facilement

Lui aussi battu par Nadal la saison dernière, mais au stade des demi-finales, Matteo Berrettini peut revêtir le costume d’outsider dans cette cuvée 2020 du Grand Chelem américain. L’Italien s’est facilement qualifié pour le deuxième tour en écartant Go Soeda (7-6 (5), 6-1, 6-4). Accroché lors du premier set, Berrettini a ensuite élevé son niveau de jeu pour prendre le dessus sur son adversaire du jour.

Dimitrov le revanchard

Quelques semaines après avoir contracté le coronavirus, Grigor Dimitrov est à New York en manquant de points de repère par rapport à la manière dont son physique réagit aux efforts. Pour son premier match, le Bulgare a pris sa revanche sur Tommy Paul (6-4, 6-3, 6-1) qui l’avait battu au deuxième tour de l’Australian Open en janvier. “J’ai essayé de me concentrer sur un point à la fois. Ce sont des conditions particulières, cela faisait longtemps que je n’avais pas joué de nuit. Il avait un plan de jeu très clair donc cela m’a aidé à l’aborder. J’ai bien utilisé le court, le vent. Chaque fois que j’ai eu une opportunité sur son service, j’ai pu le breaker et ensuite il fallait juste garder mon service pour que ça suffise.”

Un marathon pour Murray

Andy Murray a, lui, démontré qu’il était un éternel champion et ce même après son opération à la hanche. L’Écossais de 33 ans, qui n’avait plus joué en Grand Chelem depuis sa défaite au premier tour de l’Open d’Australie en 2019, a énormément souffert pour son retour en Majeur. Il a mis 4 heures et 38 minutes pour battre le Japonais Yoshihito Nishioka 4-6, 4-6, 7-6 (7/5), 7-6 (7/4), 6-4. Mené deux sets à zéro, Murray a sauvé une balle de match avant de finalement s’imposer. “Ce n’était vraiment pas le meilleur des matchs. Dans les deux premiers sets, j’avais du mal à trouver le bon équilibre. Soit je n’en faisais pas assez avec la balle et il prenait le contrôle de l’échange, soit j’en faisais trop et je partais à la faute. Mais j’ai pu trouver le bon équilibre dans mon jeu. Je ne jouais pas très bien, mais il y a eu des moments où je tapais bien la balle. C’est très particulier de m’en sortir comme cela car je n’ai pas joué mon meilleur tennis, il n’y avait pas de public, le match était long, le premier en cinq sets pour moi depuis longtemps. Il a fallu faire un gros effort pour s’en sortir. Mais je suis fier de la façon dont je me suis battu.”

Thiem profite d’un abandon

Dominic Thiem n’a pas puisé dans ses réserves pour rejoindre le deuxième tour. L’Autrichien a bénéficié de l’abandon à la fin du deuxième set (7-6, 6-3) du malheureux Jaume Munar qui s’est fait mal au genou en tombant.

Une Williams sur deux

Serena Williams, en quête d’un 24e titre en Grand Chelem, a réussi son entrée dans le tournoi. Inquiète, dépitée voire au bord des larmes la semaine passée après son élimination en huitième de finale du tournoi de Cincinnati, la reine Serena a retrouvé le sourire après sa victoire aisée aux dépens de la 96e mondiale Kristie Ahn 7-5, 6-3. “Je suis vraiment contente de la façon dont j’ai géré les points importants. Que cela fait du bien de gagner en deux sets ! Cela fait un moment… depuis les années 90 !”, a plaisanté l’Américaine après la rencontre. Ce match était le premier à ne pas se décider en trois manches, contrairement aux cinq précédents ayant marqué son retour laborieux après six mois sans tennis. Mais cette victoire encourageante constitue aussi un record, puisque c’est sa 102e à l’US Open. Aucune joueuse n’a fait mieux et Serena bat le record détenu jusqu’ici par Chris Evert. Sa grande sœur, Venus (40 ans) a, elle, déjà été éliminée par la Tchèque Karolina Muchova 6-3, 7-5. Cette élimination au premier tour de l’US Open est une première en 22 participations à Flushing Meadows pour l’aînée des Williams.