Christophe s'est qualifié et rencontrera Labadze au premier tour

MELBOURNE Cela ne pouvait sans doute se produire qu'ici. A Melbourne. Un endroit qui lui a toujours bien réussi. Christophe Rochus (ATP 136) est parvenu à se qualifier, samedi midi, pour le tableau final de l'Australian Open. Sur le court n°19, l'aîné de la famille a remporté son troisième match en ne laissant aucune chance à l'Israélien Amir Hadad (ATP 231), 6-1, 6-0.

`Je suis vraiment content, confia-t-il à sa sortie du court. Je me suis battu pour y parvenir, sauvant notamment une balle de match dans un deuxième tour complètement fou contre le Finlandais Ketola. Hadad m'avait encore battu au premier tour du dernier Roland-Garros, mais là je crois que j'ai sorti un solide match. Je suis rentré dans toutes les balles et je n'en ai pas raté beaucoup...´, sourit-il.

Cette qualification représente en quelque sorte une bouffée d'oxygène pour Christophe Rochus après une année 2002 plutôt désastreuse. Parti avec la saine ambition de se rapprocher du Top 50 mondial, l'Auvelaisien n'avait jamais trouvé son rythme de croisière, perdant notamment 17 fois au premier tour, pour rétrograder jusqu'au 146e rang de la hiérarchie.

`Je me suis remis en question et en compagnie de mon coach, Pierre Simsolo, j'ai changé quelques petits aspects de mon jeu. Je cherche par exemple plus le pourcentage en première balle de service et j'hésite moins quand il s'agit de venir au filet. Je ne vais pas dire que c'est pour cela que je me suis qualifié, car je l'avais déjà fait il y a quatre ans, mais disons que je sens que mon tennis est aujourd'hui devenu plus stable.´

Huitième de finaliste en 2000, battu l'an dernier au deuxième tour par Marat Safin, Christophe Rochus rencontrera le Géorgien Irakli Labadze (ATP 95), ce lundi, au premier tour de l'édition 2003. Un bon tirage...

`Je voulais surtout éviter de tomber sur Lleyton Hewitt, sourit-il. Je sens que je joue bien pour l'instant et j'espère pouvoir en profiter. Je m'étais déjà qualifié à Doha avant de perdre au deuxième tour malgré quatre balles de match contre Fabrice Santoro. Et puis, j'ai toujours bien aimé venir ici à Melbourne. L'athmosphère est très détendue et la surface est celle qui convient le mieux à mon jeu. L'US Open, cela va un petit peu trop vite, Wimbledon il ne faut même pas en parler, et à Roland-Garros, le rebond est parfois un petit peu haut. Ici, c'est parfait´, conclut-il.

© Les Sports 2003