La Belgique sera emmenée par Els Callens et Kirsten Flipkens

MOSCOU La Russie part largement favorite de la phase finale dévaluée de la 41e édition de la Fed Cup de tennis féminin, organisée à Moscou, de mercredi à dimanche.

L'occasion était belle, pour les quarante ans d'une épreuve créée en 1963, de rendre hommage au tennis belge et à ses deux championnes, Justine Henin-Hardenne et Kim Clijsters, les numéro 1 et 2 mondiales en 2003. Mais le comité de la Fed Cup, qui comprend parmi ses cinq membres un Belge et un Russe, a ignoré la candidature de Bruxelles au profit de celle de Moscou.

Il est vrai qu'une garantie de 500.000 euros était exigée. Et que les organisateurs russes en ont avancé une de 675.000 dans leur dossier, selon Christian Bîmes, vice-président de la Fédération internationale de tennis (ITF), sans la moindre assurance que les 12.000 places du stade olympique seraient convenablement garnies.

Relation de cause à effet? Toujours est-il que Henin-Hardenne et Clijsters, éprouvées par une longue saison au plus haut niveau, ont décidé de partir en vacances.

Gagnante pour la première fois de l'épreuve en 2001 à Madrid, la Belgique sera donc emmenée par Els Callens, 74e à la WTA et la gagnante des titres juniors de Wimbledon et de l'US Open, Kirsten Flipkens qui est pointée pour sa part à la 363e place.

Navratilova présente à 47 ans Dans l'équipe américaine, les forfaits sont encore plus conséquents. Manquent à l'appel les soeurs Venus et Serena Williams, qui avaient infligé à elles seules un 5-0 aux Tchèques au premier tour. Mais également Jennifer Capriati, Lindsay Davenport et Monica Seles. Sans oublier Chanda Rubin, qui avait pris une part décisive à la victoire sur l'Italie, 5-0 également, au deuxième tour.

Pour sympathiques qu'elles soient, les présences de Elke Clijsters, la petite soeur de Kim classée 431e, et de Martina Navratilova, qui ne se résout décidément pas à raccrocher sa raquette et demeure à 47 ans la 6e joueuse mondiale en double, relèvent du folklore sportif. Surtout face à une formation aussi impressionnante que celle de la Russie.

Sans doute Anastasia Myskina, Elena Dementieva, Nadia Petrova et Vera Zvonareva sont-elles, elles aussi, fatiguées. Et la volonté de trop bien faire devant leur public pourrait les handicaper. Reste qu'elles sont 7e, 8e, 12e et 13e au classement de la saison et qu'une première victoire finale dans la Fed Cup leur est promise.

Devenues favorites par le jeu des circonstances, elles affrontent d'entrée des Françaises également revalorisées par l'affaiblissement des Belges et des Américaines, et en principe renforcées par la présence de Mary Pierce (WTA 33), dont ce sera le retour après six ans d'absence.
Dans l'équipe de France figure Amélie Mauresmo, la joueuse la mieux classée de toutes les participantes en tant que 4e mondiale.