Les joueurs sont lancés, malgré eux, dans une surenchère des dons.

L’Open d’Australie démarre donc dans une ambiance particulière. Dans la presse française, Gilles Simon avait résumé la situation de manière très lucide. Les joueurs ne doivent pas culpabiliser de jouer au tennis en ce moment en Australie. Certains s’indignent. D’autres comprennent.

En marge du premier Major de l’année, une autre course a été lancée : celle aux dons.

Après l’ATP, les joueurs et joueuses aussies, Serena Williams, c’est au tour des tournois du Grand Chelem d’annoncer publiquement le montant du don versé. Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open ainsi que la Fédération internationale de tennis (ITF) s’engagent à verser une somme de 359 118 € à l’initiative humanitaire Australian Bushfire Relief.

Mercredi, le match-exhibition qui réunit Nadal, Djokovic, Serena, Tsitsipas et Federer aura bien lieu. Justement, Roger Federer, aussi, a été la cible des critiques. De courageux anonymes cachés derrière leur écran se sont attaqués au Suisse. Ils n’ont pas apprécié la discrétion du Bâlois sur le sujet. Greta Thunberg s’en est mêlée en l’apostrophant à cause d’un de ses sponsors dont l’action n’est pas positive pour la survie de la planète. La banque en question finance des projets qui ne respectent pas les accords de Paris.

200 $ par… double faute pour Bencic

Roger Federer, bousculé, s’est même fendu d’une petite phrase pour calmer les esprits. "Si on peut aider, c’est bien de montrer sa solidarité face à une situation devenue assez incroyable dans le pays", a-t-il précisé.

Certains ont fait preuve d’une touche d’humour malgré le contexte. La compatriote de Roger Federer, Belinda Bencic, a promis de verser 200 $ par double faute. Elle en a profité pour titiller Alexander Zverev qui a brillé dans cet art lors de son début d’année.

Et si elle avait lancé une autre mode, utile et plus légère malgré le contexte extrêmement grave ?