Rafael Nadal sait qu’il n’a jamais été aussi loin d’un titre à Roland-Garros. Il n’a qu’un tournoi (Rome, battu en quarts) dans les jambes et comme si ça ne suffisait pas, les conditions à Paris sont contre lui, que ce soit le climat ou les balles.

Le tournoi parisien a opté pour des balles Wilson cette année, et l’Espagnol, patron des lieux, ne décolère pas.

"Ce ne sont pas des balles pour jouer sur terre battue. Elles sont trop lentes et trop lourdes. J’espère que l’organisation va se pencher sur le sujet pour les saisons suivantes car ces balles sont dangereuses pour les coudes et les épaules des joueurs", a asséné Nadal vendredi devant la presse.

Il avait pu tester les balles en question chez lui à Manacor mais le climat de Paris aggrave selon lui la situation.

"Dans le froid, dans des conditions déjà lentes… C’est sans aucun doute la configuration la plus difficile que j’ai pu connaître ici dans ma carrière. Ce vendredi il fait 9 degrés et c’est quand même extrême et très limite de nous faire jouer dehors dans ces conditions. Mais je vais faire avec, essayer de voir les choses de manière positive."

Celui qui lancera son tournoi face à Egor Gerasimov a forcément des raisons de s’inquiéter pour ses ambitions Porte d’Auteuil : il manque de matchs et donc de confiance. Alors le froid, la pluie et les balles qui s’ajoutent à ses angoisses, ça commence à faire beaucoup.

Mais Rafa avait tout de même l’œil du tigre ce vendredi, même si c’était un tigre agacé. "Je suis là pour me battre quoi qu’il arrive. Pour jouer à la plus haute intensité possible. Pour avoir la meilleure attitude possible à l’entraînement. Et pour avoir la bonne ambition. On doit aussi être reconnaissant aux tournois de réussir à nous faire jouer malgré tout."

Une bonne colère froide et ça repart ?