Le team pro de l’AFT a perdu un de ses membres de seulement 24 ans. Clément Geens, retombé à la 614e place mondiale, vit sa dernière semaine à Mons.

"Je me préparais à cette décision depuis quelques semaines" , commence Clément Geens. "J’ai essayé de m’accrocher jusqu’au bout afin de ne pas avoir de regrets."

Il est arrivé au bout de son chemin à cause d’une fragilité au cubitus du bras gauche. Quand les conditions sont dures ou que le match atteint une certaine intensité, il ressent une gêne qui se transforme en œdème osseux avant une fracture de fatigue.

"Une fracture, c’est 6 mois sur la touche. Le cycle est sans fin. Quand je fais une IRM, on ne voit rien. J’ai vu beaucoup de spécialistes en Belgique et à l’étranger. J’ai changé de matériel. Une opération ne changera rien."

Cette semaine, il a servi de sparring au centre de Mons avant de prendre 8 jours de congé.

"Ensuite, tout sera fini. Je quitte le centre. Je suis un peu triste car j’ai toujours rêvé de faire une carrière et de jouer des Grands Chelems. Je n’ai pas de regrets."

Depuis trois ans et demi, il tourne en rond à cause de son cubitus. "Chaque espoir est suivi d’une déception" , confie encore celui qui remercie ses sponsors dont l’AFT et Hope and Spirit.

Il y a 18 mois, il avait déjà dû arrêter le tennis. "J’en avais marre de voyager."

En octobre 2019, il était revenu plein d’espoir. Un an plus tard, tout s’est effondré. Il doit songer à sa reconversion.

"Je peux encore jouer un peu au tennis. Je jouerai aussi au padel dans le but d’être repris en équipe nationale. Avec mon partenaire François Gardier, nous avons battu les champions et vice-champions de Belgique. Je ne prévois pas d’en faire mon métier car je suis loin du niveau du circuit. J’ignore de quoi mon avenir sera fait. Entraîneur à l’AFT ? C’est une possibilité. Je donnerai aussi des cours de padel. Ma situation est difficile mentalement, mais je rebondirai" , conclut celui qui avait joué une finale au Challenger de Poznan en 2016 et qui fut 245e à l’ATP.