Tennis Un supplice. Voila le mot qui pourrait résumer le match vécu par Rafael Nadal face à Stanislas Wawrinka. Considéré comme favori de cette finale australienne, l'Espagnol a pourtant du rendre les armes après 2h21 de souffrances. En effet, le n°1 mondial était blessé au dos, un pépin physique diagnostiqué au début du deuxième set. Après une intervention médicale survenue en dehors du court, Rafa est revenu sur le terrain diminué... et sifflé par le public de la Rod Laver Arena.Il était pourtant clair que le gaucher avait réellement un problème. Incapable de se déplacer correctement, le Majorquin n'a pu défendre ses chances à 100%. 

Avec son tennis ultra physique, basé sur le sens du mouvement et une puissance dévastatrice en coup droit (notamment !), Nadal a finalement dû baisser pavillon en quatre sets.Au-delà de cette cruelle défaite, on retiendra surtout le courage dont a fait preuve le natif de Manacor. Bien décidé à ne pas ternir le premier succès en Grand Chelem de Stan Wawrinka, Nadal a réussi à terminer la rencontre, au prix... de quelques larmes. 

À la fin de la deuxième manche, alors que le score était de 5-2 en faveur du Suisse, le Matador n'a pu s'empêcher de pleurer sur sa chaise. Terriblement abattu, voûté, le champion espagnol n'a pu cacher son désarroi, alors que la finale lui échappait complètement. Imperturbable, Wawrinka l'emportera finalement sur le score de 6/3, 6/2, 3/6, 6/3, se faisant une place au panthéon du sport helvétique aux côtés de sa Majesté Roger Federer. 

Le compteur de Nadal reste quant à lui bloqué à treize titres majeurs. Mais si la coupe Norman Brookes lui a échappé ce dimanche, il aura une nouvelle fois fait preuve d'une attitude exemplaire sur le terrain. Un comportement qui permettra peut-être au parfois exécrable public parisien d'enfin accepter son plus grand champion, lors du voyage en terre promise qui s'annonce au début de l'été. Une terre promise couleur ocre, évidemment.