"Perdre une finale du Grand Chelem après avoir mené deux sets à zéro et fait le break dans le troisième, ce n'est pas facile", a commenté Alexander Zverev qui disputait là sa première finale dans un tournoi majeur.

"La rencontre a tourné quand il m'a breaké pour la première fois dans ce troisième set. A partir de là, il a commencé à jouer beaucoup mieux et j'ai commencé à moins bien jouer. Mais pourtant j'ai encore eu des opportunités après. J'étais très proche d'un sacre en Grand Chelem. Je savais que j'étais à quelques jeux, peut-être quelques points. Mais ce qui m'a le plus chamboulé n'est pas la perte du troisième set, c'est le cinquième set. J'ai eu beaucoup d'occasions dans cette manche et je ne les ai pas saisies. Puis j'ai été pris de crampes aux cuisses dans le tie-break, je ne pouvais pas vraiment frapper mon premier service (il a commis deux doubles-fautes, ndlr). Bon... j'ai 23 ans. Je ne pense pas que ce soit ma dernière chance. Je crois que je parviendrai à remporter un Grand Chelem à un moment donné."

Pris par l'émotion au micro sur le court juste après la finale, l'Allemand a été submergé par l'émotion, en évoquant ses parents, testés positifs au coronavirus. "Oui... Ils vont bien. Maintenant, ils sont en négatif. C'est la raison pour laquelle ils ne sont pas venus ici. Mais, bon, perdre 7-6 dans le cinquième set après avoir été mené de deux et breaké, ce n'est tout simplement pas facile. Mon discours, je suis évidemment ému. Je ne pouvais pas aligner deux mots l'un après l'autre. Je ne me souviens même pas de ce que j'ai dit. Ouais, c'était un moment difficile."