Le tennisman italien s'est confié sur les différents mécanismes de soutien prévus pour les joueurs mal classés.

Matteo Berrettini a connu une montée puissance phénoménale. Il y a un an à peine, l'Italien figurait en dehors du top 30 mondial et en mai 2018, on ne retrouvait aucune trace de l'Italien dans le top 100 du classement ATP. Une percée fulgurante pour le joueur, aujourd'hui classé au huitième rang mondial.

Alors qu'il a passé l'intégralité de son confinement en Floride, loin de son Italie natale et de sa famille, l'Italien s'est exprimé sur les différents mécanismes de solidarité mis en place pour les joueurs mal classés, au micro d'Eurosport.

Dans une période comme celle-ci, comme en temps de guerre, il y a des choses plus importantes que le tennis. C'est dérisoire, on parle de se battre pour rester en vie. Il n'y a pas lieu de comparer", estime le joueur de 24 ans, qui avait soutenu Dominic Thiem, alors sous le feu des critiques pour sa position contre les fonds de soutien : "Je ne vois pas pourquoi je devrai payer pour un joueur classé en dehors du top 300", avait expliqué l'Autrichien à l'époque.

Une position vivement critiquée mais que Matteo Berrettini soutient encore à l'heure actuelle : "Je reconnais que ma situation est confortable, admet Berrettini. Je n'ai pas de problèmes économiques, je n'ai pas à me soucier de questions d'argent au quotidien."

Faisant partie de ces joueurs mal classés et souvent à la peine financièrement, il y a deux ans à peine, l'Italien connaît bien cette situation, d'autant que son frère Jacopo occupe la 491e place au ranking mondial.

"Je connais la réalité de la situationje sais ce que c'est d'être un joueur qui a du mal à s'en sortir. Et moi aussi j'ai été dans cette situation, même si j'ai eu la chance de ne pas y rester longtemps. Je sais tout cela et je l'aide (son frère, NdlR), à ma façon, autant que je le peux. Je dis simplement que ma priorité, en ce moment, n'est pas d'aider les joueurs de tennis. Je préfère aider et défendre d'autres causes (il a exprimé son souhait de donner de l'argent pour les hôpitaux italiens, NdlR). Oui, je pourrais faire les deux, je pourrais aussi ne rien faire, dit-il. C'est mon choix, il n'y a rien d'obligatoire. C'est quelque chose de personnel et moi, je ressens plutôt l'envie d'aider autrement. C'est tout. C'est compliqué, parce que mes propos peuvent être sortis de leur contexte et certains peuvent dire que je n'aime pas les joueurs de tennis, que je n'aime pas aider les gens. C'est faux, mais ce n'est pas le problème. Je choisis d'aider d'autres personnes, c'est juste ma décision."