L'ex-numéro 4 mondial, qui s'était révélé en éliminant Nadal à Roland-Garros en 2009, a raconté sa descente aux enfers.

C'est à la radio publique suédoise que Söderling s'est confié. Une mononucléose l'a éloigné des courts en 2011, peu après son succès à domicile, à Bastad. Avec cette faiblesse physique, une profonde détresse, accompagnée d'une anxiété permanente, ont fait leur apparition. "Cela me rongeait de l'intérieur. J'étais assis dans mon appartement et je regardais le vide... le moindre bruit ou mouvement me faisait paniquer."

Le mal s'éternise alors, à tel point qu'il retrouve dans son historique de recherche, sur son ordinateur, des sites qui détaillent les différentes façons de se suicider. Il ne se souvient pourtant pas avoir fait ces recherches mais explique que "tout était mieux que continuer à vivre cet enfer". Une sorte de burn out qui peut s'expliquer, avec le recul, par la pression et l'exigence du très haut niveau. Söderling explique notamment qu'il se sentait "comme un raté, un perdant" lorsqu'il échouait contre n'importe quel joueur qui ne faisait pas partie du top 3. Au point de juger son talent raquette en main comme une "malédiction", autant qu'un "cadeau".

Et de conclure: "On parle rarement des problèmes psychologiques des sportifs et c'est pour ça que je voulais témoigner. Faîtes du sport et poursuivez vos rêves mais si vous avez du succès, prenez du recul et construisez une vie à côté... ce que je n'ai pas réussi à faire."