Il s'agit du deuxième match le plus long de toute l'histoire du tournoi parisien dans l'ère Open, après celui ayant opposé les Français Fabrice Santoro et Arnaud Clément en 2004 et qui avait duré 6h33 ! Le Napolitain de 29 ans n'avait jamais remporté le moindre match sur le circuit principal, et encore moins en Grand Chelem, et disputait là sa première rencontre en 5 sets. Le duel entre les deux hommes avait été interrompu dimanche soir en raison de la pluie et n'a repris que lundi en milieu d'après-midi. Moutet avait pourtant aisément remporté le premier set, mais Giustino a réussi à recoller pour aboutir à ce 5e set épique qui a lui seul aura duré plus de 3h. Il s'est finalement imposé à sa troisième balle de match face à un Français, visiblement à bout nerveusement. Au prochain tour, Giustino sera opposé à l'Argentin Diego Schwartzman, 14e mondial et récent tombeur de Rafael Nadal en quart de finale à Rome.

Après la rencontre, le Français pestait: "Sur quoi cela se joue ? Cela se joue sur pas grand-chose. Je pense que cela se joue sur des détails. Je ne sais même pas sur quoi cela se joue. Honnêtement, j'ai fini le match il y a 10 minutes. Sur quoi cela se joue ? Sur des fautes directes que j'ai faites, sur des coups gagnants qu'il a faits, sur plein de choses. J'ai eu des occasions, je ne les ai pas saisies. Pourtant, j'en ai eu pas mal. Voilà, j'ai perdu le match parce qu'il y a forcément eu des points qu'il a gagnés et que j'aurais dû gagner. Sur quoi précisément cela s'est joué, je ne sais pas trop. Il m'a posé beaucoup de problèmes avec son jeu. Il a très bien joué, c'est un très bon joueur. Même s'il sort des qualifs, ce n'est pas du tout péjoratif pour lui. Je pense que c'est un bon joueur. Il a déjà gagné 4 matchs ici. Franchement, je n'ai aucune honte d'avoir perdu contre ce joueur, à part la déception d'avoir perdu, comme cela aurait été le cas contre n'importe quel joueur. Bravo à lui. On a joué beaucoup, on a joué très longtemps. Bravo à lui, tout simplement. Est-ce qu’il a été plus courageux, qu'est-ce qu'il a fait de plus que moi, je ne sais pas. En tout cas, il a gagné, il a tenu physiquement, et dans la tête. Donc, bravo à lui, tout simplement. "

Avant de poursuivre: "C'est plus dur physiquement, déjà. C'est sûr que cette nuit, je vais le sentir. Je ne vais pas pouvoir faire de grandes folies cette nuit. Mais physiquement, dans la tête, c'est sûr que cela fait plus de mal, parce que j'ai passé beaucoup de temps sur le terrain. Et quoi d'autre ? Cela fait toujours mal de perdre, surtout en Grand Chelem à Paris. Il y avait quand même des spectateurs. C’était vraiment cool, ils sont venus me voir, m'encourager, malgré le public restreint. Merci à eux. Ils sont venus m'encourager. Franchement, il y avait tout pour que je gagne ce match. Enfin, tout le monde a tout fait pour que je gagne ce match. Je n'ai pas réussi à gagner. C'est sûr que ça fait mal. Après, si j'avais perdu en 2 heures, je l'aurais peut-être plus senti venir. Cela aurait sûrement fait un peu moins mal. Mais je pense qu'il ne faut pas être devin pour le deviner."