"J'ai souvent l'impression que les gens n'ont aucune considération pour la santé mentale des athlètes et cela me semble d'autant plus vrai lorsque je regarde une conférence de presse ou j'y prends part moi-même. On nous interroge sur des questions auxquelles on a souvent déjà répondus ou qui instillent le doute dans notre esprit. Je ne veux pas me soumettre à des personnes qui doutent de moi. J'ai regardé de nombreuses vidéos d'athlètes qui craquent après une défaite en conférence de presse. J'estime que cette situation revient à frapper quelqu'un qui est à terre" avait-elle détaillé dans un long message posté sur les réseaux sociaux.

"Sans la presse nous ne serions pas les athlètes que nous sommes."

Forcément cette décision n'est pas au goût des organisateurs et le débat est lancé auprès des joueurs. Certains ont pris la parole pour donner leur avis, c'est le cas de Rafael Nadal. Treize fois titré du Grand Chelem parisien, il a gentiment recadré la numéro 2 mondiale japonaise. "Je la comprends, mais d'un autre côté, pour moi, sans la presse, sans tous ces gens qui voyagent avec nous sur le circuit à travers le monde et écrivent sur nos accomplissements, nous ne serions pas les athlètes que nous sommes. Nous n'aurions pas cette reconnaissance et nous ne serions pas aussi populaires. Non ? Les médias sont très importants dans notre sport" a déclaré l'Espagnol. 

Ashleigh Barty: "Nous savons à quoi nous attendre quand nous devenons joueurs de tennis"

La numéro 1 mondiale s'est, elle aussi, exprimée sur le sujet, expliquant que certains sont plus sensibles que d'autres mais que personnellement elle n'était pas dérangée par les conférences de presse. "Pour moi, échanger avec la presse, ça fait partie du job. Nous savons à quoi nous attendre quand nous devenons joueurs ou joueuses de tennis. (...) Parfois, les conférences de presse sont difficiles, c'est vrai, mais ce n'est pas quelque chose qui me dérange. Ce que je dis, j'entends ou ce que vous me demandez pendant ces conférences de presse ne m'empêche pas de dormir la nuit. Mais encore une fois, je ne peux pas m’avancer sur ce qu’elle traverse en ce moment." a répondu l'Australienne. 

Medvedev préfère pointer du doigt les réseaux sociaux

Le Moscovite a lui, de son côté, préféré lancer le débat du danger des réseaux sociaux pour les sportifs de haut niveau. "Il y a beaucoup de haine sur les réseaux sociaux, surtout contre les joueurs de tennis, sûrement à cause des paris sportifs. Et honnêtement, je ne les utilise plus autant depuis que je suis devenu populaire" confie-t-il. Sachant que Naomi Osaka utilise fréquemment les réseaux sociaux pour communiquer avec ses fans, certains y verront là peut-être un petit tacle discret.